La fête des eaux – Bon Omtouk

La fête des eaux ou Bon Omtouk est l´un des festivals les plus importants du Cambodge. Il se déploie durant 3 jours au mois d´octobre ou novembre chaque année. A cette occasion, la petite ville de Siem Reap revêt ses plus belles couleurs et offre de nombreuses animations dont les fameuses courses de pirogue par équipe. Ces épreuves nautiques célèbrent la victoire des forces navales du Royaume sous le règne du Roi Jayavaraman VII au 12ème siècle, la fin de la saison des pluies, et rendent hommage à l´eau nourrissant habitants et leur terre.

Le festival se déroule en trois temps: courses de sélection, demi-finale et finale. L´équipe gagnante remporte un petit pécule qui sera partagé au village, entre participants, pagode et plus démunis.

Le spectacle s´achève par une valse de bateaux-paniers.

La fête du nouvel an khmer

Le nouvel an khmer – Choul Chnam Thmey – est célébré chaque année au mois d´avril, aux alentours des 13 ou 14, 15 et 16 avril. Le nouvel an s´aligne sur le calendrier bouddhiste – nous aurions ainsi entamé l´an 2563 de l’ère bouddhiste.

Les festivités durent 3 jours et démarrent à la fin de la saison des récoltes.

Le 1er jour – Maha Sangkran – marque l´entrée du nouvel an. Les cambodgiens vont au temple, rendent hommage à Buddha et aux moines en vue de recevoir leur bénédiction. Ils commémorent leurs ancêtres.

Le deuxième jour – Virak Vanabat – est consâcré aux oeuvres de charité et à l´aide apportée aux plus démunis. Les enfants offrent des cadeaux à leurs parents et grand-parents. La famille se réunit généralement autour d´un bon repas.

Le troisième jour – Vearak Loeng Sak ou T´ngai Loeng Sak – est réservé au lavage des statues du Bouddha et des moines. Ce rituel important symbolise la purification intérieure en vue d´éloigner toute mauvaise intention et/ou action. Les cambodgiens se souhaitent mutuellement longévité, chance, bonheur et prospérité.

Le pays entier semble être en effervescence. Phnom Penh est désertée. Le peuple chante, danse, organise des jeux populaires et traditionnels. Les festivités du nouvel an khmer sont l’occasion de se réunir en famille, entre amis et entre villages.

La petite ville de Siem Reap est particulièrement agitée et organise de nombreuses attractions – le plus souvent dans l´enceinte du parc archéologique des temples d´Angkor -: démonstrations de combats et danses traditionnels khmers, jeux, cérémonies religieuses.

Enfin, une des plus grandes joies des enfants est de se livrer à des jeux et batailles d´eau.

Le village de Chiro

Une petite route bordée de maisons traditionnelles khmères mène à Chiro,  village posé sur la rive gauche du Mékong, face à Kampong Cham.

La culture du riz, de l’hévéa, de l’anacardier (ou pommier-cajou), de fruits et de pêche sur Mékong constituent l’essentiel de l’activité du village.

Les Guides du Mékong soutiennent depuis ses débuts la petite association du village luttant depuis 2007, année de sa création, contre la pauvreté par l’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi.

Les enfants issus de familles nécessiteuses suivent des cours d’anglais, de khmer, de mathématique, d’informatique, de musique et de danse traditionnelle.

Les enseignements dispensés par des locaux s’entourent de volontaires internationaux apportant leurs connaissances et leurs savoir-faire dans ces différents domaines.

L’association fonctionne sur des fonds propres et les dons mais également grâce au déploiement d’activités touristiques locales : ballade en bateau et pêche sur le Mékong, activités agricoles, cours de cuisine khmère. Les charmants petits  bungalows de bambou posés sur la rive du fleuve font la joie du touriste de passage. Le Bamboo Cafe propose ses  petits déjeuners occidentaux et petits plats de cuisine locale.

Les crépuscules sont bercés par le chant des criquets, les aurores par celui des coqs. Les enfants s’amusent de petits riens.

L’association souhaiterait s’agrandir et intégrer l’éducation nationale, développer l’artisanat en vue de créer des emplois en faveur des femmes notamment.

La durée minimale du volontariat, comprise entre 3 et 4 semaines, varie en fonction des projets et des besoins locaux, mais aussi des compétences de toute personne souhaitant contribuer à cette œuvre.

La communauté ethnique Bunong

L’ethnie tribale Bunong

La communauté ethnique Bunong ou Phnongsauvages en langue khmer – est un peuple indigène vivant dans l’une des régions les moins peuplées du Cambodge, le Mondolkiri. Ce peuple autochtone vit d´agriculture (riz, hévéa, anacardier, légumes divers), de cueillette, d´élevage, de pêche et de chasse. Il vit en étroite symbiose avec son environnement, notamment la forêt, grâce à laquelle il survit depuis plus de 2.000 ans. Il est par ailleurs réputé pour ses qualités de dressage d´éléphants. Cette tribu majoritaire est animiste en ce qu´elle croit tant en les esprits de la forêt que dans le pouvoir des ancêtres.

Si ce peuple s´habille, mange et travaille comme nous, il ne parle pas le khmer, langue nationale du Cambodge. Des projets éducatifs visant à l´enseignement de la langue khmer sont mis en oeuvre.

En dépit de la déforestation croissante des lieux et de la modernisation des nouvelles générations, la communauté Bunong, en perte d´identité culturelle, se bat en vue de préserver ses terres, ses ressources, ses traditions. Certains projets aident et appuient une telle action afin de perpétrer l´originalité et les particularismes de cette ethnie.

 

Le village de Putang, un village Bunong

L´un des trekking organisés dans les alentours de Sen Monorom achève sa course de 18 kilomètres dans le village de Putang, un village Bunong au sein duquel vivent de nombreux guides de randonnée.

Aux habitations traditionnelles de huttes de paille se substituent progressivement de jolies et coquettes maisons en bois. Le peuple Bunong cohabite avec les animaux qu´il élève notamment les buffles, les vaches, les cochons, la volaille, les chats et les chiens.

Activités quotidiennes au Baray Occidental

La construction de ce grand réservoir d’eau date du 11e siècle. Commencée sous le règne de Suryavarman I, elle se serait achevée sous Udayadityavarman II. En son centre parfait se dresse un ilot artificiel sur lequel est bâti le Mebon occidental, petit temple rarement visité. Si les fouilles archéologiques ont permis de déceler des zones habitables ainsi que des champs de riz, une partie de ce vaste espace protégé est occupé par de modestes activités de pêche, culture et pâturage. Au déploiement des filets de pêche se mêle le souffle des buffles parcourant les zones sèches ou humides selon la saison, sous le regard attentif de leurs gardiens.

Trek au Cambodge

Le Baray Occidental est un vaste réservoir d´eau de 8 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large, se situant à l´ouest d´Angkor Thom – à une dizaine de kilomètres de Siem Reap – . Contenu par de hautes digues de terre, il offre aux amateurs de randonnée, de nature et de quiétude, une variété de paysages, de silences parfois rompus juste par le chant des oiseaux ou le frémissement des feuilles.

Les vastes étendues de plaines jonglent avec des chemins arides et désertiques, des semblants de canyons et de cours d´eau.

Les pépites

Documentaire de xavier Lauzanne, Les Pépites

Documentaire de xavier Lauzanne, Les Pépites. 1 h 28 – Sort en salle le 5 octobre 2016

 

 

 

 

 

Ce film met en lumière la remarquable action de l’association « Pour un sourire d’enfant », fondée au Cambodge par Christian et Marie-France Des Pallières.

Aujourd’hui, ils ont 25 ans et finissent leurs études ou commencent à travailler. Tous, lorsqu’ils étaient enfants, devaient fouiller, pour survivre, dans la décharge « à ciel ouvert » de Phnom-Penh, au Cambodge. C’est là que Christian et Marie-France, un couple de voyageurs français, les rencontrent, il y a plus de vingt ans. Ils décident alors de se battre sans limite pour sortir ces enfants de cet enfer. A ce jour, ils ont permis à près de 10.000 enfants d’accéder à l’éducation pour se construire un avenir.

Fondée au Cambodge au milieu des années 1990, l’association « Pour un sourire d’enfant » (PSE) a permis à des milliers de gamins, chiffonniers risquant leur vie sur l’immense décharge de Steung Meanchey, dans la banlieue de Phnom Penh, de sortir de la misère, d’accéder à l’éducation et de bénéficier de formations professionnelles de qualité.

Les auteurs de cette prouesse, accomplie en moins de vingt ans, sont Marie-France et Christian Des Pallières, « Papy » et « Mamy », un couple de retraités français qui a toujours eu le goût du voyage et du partage. Un couple étonnant et réjouissant, qui a toujours eu, aussi, l’énergie de traduire ses idées en actes, qu’il s’agisse de faire le tour du monde en camping-car, de monter un spectacle itinérant – avec leurs propres enfants, à partir de La Mélodie du bonheur – où d’infléchir le funeste destin de petits Cambodgiens nés dans la misère et promis à la misère.

Le climat au Cambodge

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Climat et mousson

On lit trop souvent que la meilleure période pour visiter le Cambodge se situe de mi-novembre à mi-mars. Les grands voyageurs sont plus nuancés : la mousson possède un charme fou ! Au plus fort de la saison des pluies il peut pleuvoir deux jours sur trois. Ces pluies sont cependant souvent intermittentes et il est rare qu’il pleuve sans arrêt toute la journée. Visiter les temples les plus reculés peut devenir une véritable expédition sans manquer de charme. Cette période calme offre plus de contact et d’intimité avec les temples visités. C’est aussi la saison d’une nature verdoyante, des réservoirs d’eau (barays) remplis réfléchissant les temples, saison de la pierre humide et des fleurs de lotus, les oiseaux sont aussi plus visibles. C’est notre saison préférée !

Saison sèche, saison humide

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L’Asie du Sud-est se situe en zone tropicale, au nord de l’équateur. Il existe dans cette partie du monde un cycle annuel rythmé par la mousson, avec son alternance de saisons sèches et humides. Les changements de pression atmosphérique en Asie Centrale sont à l’origine de ce phénomène. Quand la pression atmosphérique diminue dans ces contrées, l’air océanique chargé d’humidité traverse la péninsule Indochinoise du Sud-est au Nord-ouest apportant les pluies. A l’opposé, les hautes pressions d’Asie centrale apportent un air frais et sec.

En résumé :

Saison sèche de novembre à février, climat frais et sec, de mars à mai, climat chaud et sec.

Saison humide de juin à août, climat chaud et humide, de septembre à mi-novembre, climat frais et humide.

Cambodge : températures, pluie, ensoleillement

Haute saison touristique : d’octobre à février. Température moyenne 27° – Pluies occasionnelles à rares- Nature sèche

Basse saison touristique : de avril à septembre. Température moyenne 29° – Pluie occasionnelles à fréquentes – Nature verdoyante.

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Les pagodes du Cambodge

Le vat, monastère ou pagode

Un vat est un espace de culte consacré, un endroit habité, constitué d’un ensemble de différentes constructions. Le terrain, d’une superficie moyenne de deux à trois hectares, est ceint d’une clôture quadrangulaire, ouverte par un, deux ou quatre portiques délimitant l’étendue où vivent les moines.

La pagode au Cambodge

Le monument le plus visible, le plus important et le plus sacré est le sanctuaire. Autrefois en bois, à présent en maçonnerie, le vihara est un édifice fermé, couvert d’un toit à décrochement parfois surmonté d’une flèche dont l’élégante silhouette le signale au loin comme le font les deux très hauts mâts disposés devant la façade principale côté oriental et souvent couronnés d’un hamsa, l’oiseau mythique monture de Brahmâ. Le toit est orné au sommet de chacun de ses angles de jahva -prononcer tchivir- lui donnant une forme élancée : tête de nâga ou tête d’oiseau ? Les explications à ce sujet sont confuses. Selon la tradition, un vihara doit posséder au moins quatre jahva.

Construit généralement sur une terrasse, parfois sur deux, voire sur trois entouré d’une balustrade, il est délimité par des bornes de pierre lancéolées, les «feuilles de sema», sculptées ou non, la limite entre l’espace sacré et le monde extérieur. Au nombre de neuf, elles sont seulement huit à être placées aux points cardinaux et inter-cardinaux, la neuvième, invisible à l’intérieur du vihara, est déposée sous le sol devant l’autel de la grande statue en ronde-bosse du Buddha, l’image principale et sacrée du monastère.

Le second édifice essentiel du vat est la sala, plus précisément la sala punya, la salle des mérites où se déroulent les cérémonies courantes et qui sert de réfectoire aux moines et aux laïcs. Son toit, comme celui du sanctuaire, porte des jahva mais, selon la règle, ne doit en posséder que deux. Abritant un autel surmonté de la sculpture du Buddha, c’est un bâtiment d’accès libre à trois ou cinq « nefs» délimitées par des colonnes ; généralement ouvert sur trois côtés et parfois sur quatre, il peut aussi être une grande pièce fermée avec des murs, ou des demi murs, ornés, ou non, de scènes peintes. Dans les vat disposant de plus grands moyens financiers, existent une sala chan servant de réfectoire aux religieux et une sala dharmmasabha, plus petite que les autres, qui n’est utilisée que pour l’enseignement du dharmma donné aux moines et aux laïcs.

Les kuti, ou khot, sont les habitations des bonzes dont le plus grand est réservé au responsable religieux du vat, le Chau Athikar. Ils sont en matériaux périssables ou en maçonnerie, selon la richesse ou la pauvreté des lieux, et n’ont généralement pas de décor peint.

Avant-guerre, tous les vat possédaient une bibliothèque, ou hotrai, qui conservait les textes bouddhiques. À présent, nombre de monastères, en sont dépourvus. Quelques bibliothèques en béton armé datant de l’époque du Protectorat ont été transformées en salle de cours. L’école du village est située à l’intérieur de l’enceinte, souvent accolée à la clôture puisque, avant la guerre, c’était l’école du vat qui était celle du village. Dans l’enceinte du monastère se trouvent des stupa, parfois en très grand nombre : ce sont des monuments funéraires recevant les cendres des défunts ou des édifices commémoratifs. Certains vat ont des espaces réservés aux tombes, à un crématorium, ou men, à des autels consacrés aux génies et, parfois, à un abri pour la pirogue concourant lors de la fête des Eaux.

Le vihara classique

De forme rectangulaire, le vihara a d’abord été construit en bois, tel celui de Moha Leaph encore existant dans Kampong Cham (c.1880). Au cours du XIXe siècle, la brique recouverte d’un mortier fait son apparition, concurrencée petit à petit par le béton armé à partir des années 1920. Centré sur une terrasse à laquelle on accède par un, deux ou quatre portiques, il est entouré d’un déambulatoire créé par des colonnes ou des piliers reliés par des bandeaux ou des arcades, reposant sur une balustrade ajourée qui s’ouvre sur un, deux ou quatre escaliers.

De nombreuses portes et fenêtres peu espacées, protégées par des persiennes en bois, éclairent largement l’intérieur du sanctuaire où la statue du Buddha est tournée vers l’Orient. Douze colonnes de bois, ou de briques enduites, créant trois nefs, s’élèvent à six ou sept mètres jusqu’à un plafond plat ou à caissons. L’ensemble est abrité par un toit de tuiles composé d’une large partie basse, à croupes en pente douce, appuyée sur les colonnes du déambulatoire, et d’une étroite bande en bâtière, à pente raide, dont les deux extrémités forment un fronton. Chaque partie de ce toit est rehaussée par un ou plusieurs décrochements. Dès les années 1920, l’arrivée progressive de la technique du béton moulé rend l’usage du bois moins systématique pour les colonnes et l’ornementation du toit : frise, kinnari, kinnara, garuda et autres acrotères décoratifs. Cet agencement classique du sanctuaire est représentatif des provinces du sud du Grand lac comme le montrent les vihara des Vat Banteay Dei dans la ville de Pursat, Ruessei Chrouy dans S’ang sur la rive gauche du Bassac (Kandal) et Piphoit Reangsei, rue France à Phnom Penh.

Le vihara des trois provinces du nord
Le style personnalisé des sanctuaires de ces régions apporte une touche d’originalité à la construction. Ainsi, les vihara du style de Battambang présentent la caractéristique de mettre en valeur les deux frontons par une avancée du toit en bâtière sur le toit à croupes. Parfois très longue, cette avancée nécessite deux supports latéraux sortant du fronton afin d’assurer la solidité de l’ensemble. Vat Kor, au sud de la ville de Battambang et Vat Sdei dans le srok Aek Phnum, sur la rive gauche du Sangker, en sont de beaux exemples.

La spécificité du style de Siem Reap tient au développement d’un large porche sur le côté oriental du vihara. Soutenu par des colonnes, ou piliers, ce porche, souvent à arcades, peut être majestueux comme à Vat Dannak de Siem Reap ou être très profond comme à Vat Bakong de Roluos.

Dans la province de Banteay Meanchey, le sanctuaire de conception classique est bâti sans terrasse et ses murs possèdent un soubassement de peu de hauteur. Ce relatif dénuement est équilibré par un déambulatoire dont les nombreuses colonnes, au diamètre inhabituel, donnent à l’édifice sacré une allure imposante. Dans le srok de Preah Netr Preah, les vihara de Vat Anlong Sar et de Vat Paoy Svay offrent un bon exemple de cette simplicité.

À partir des années 1950, le style classique est concurrencé par des constructions utilisant systématiquement des techniques plus modernes dont la caractéristique la plus visible est l’apport d’un étage au bâtiment, voire de deux dans quelques cas. Vat Tuol Tumpung et Vat Neakvoan à Phnom Penh, ou Vat Tang Kouk sur la nationale 6, à l’entrée de la province de Kampong Thom, en sont des exemples intéressants.

Le décor peint des vihara

L’ordonnance des sujets répond traditionnellement à une règle qui n’est pas toujours respectée : sur les murs du vihara, la vie du Buddha occupe la partie haute et les jataka sont représentés entre les baies. Exceptionnellement, quelques épisodes de la version khmère du Reamker, le Ramayana indien, sont illustrés auprès des scènes bouddhiques et un nombre très restreint de vihara sont ornés des seuls sujets de cette épopée comme à Vat Reach Bo de Siem Reap.

Peinture cambodgienne

Le décor peint a d’abord un rôle didactique mais il peut être augmenté de détails représentatifs d’une expression populaire. En effet, si le commanditaire a confié au peintre la charge d’illustrer des thèmes puisés dans les textes sacrés, il lui laisse la possibilité d’affirmer sa personnalité transformant le tableau en témoin de la société où il vit, comme le montrent les vihara de Vat Kampong Tralach Leu (Kampong Chhnang) et de Vat Souriya, à deux kilomètres au sud de Pursat, sur la rive droite de la rivière.

Du tout début du XXe siècle aux années 1940, des personnages de petite taille évoluent dans de longues scènes religieuses au milieu d’un environnement quotidien mêlé à celui des étrangers. En se rapprochant de la fin des années 1940, les scènes deviennent plus aérées, moins fouillées et les sujets grandissent comme en témoigne le vihara de Vat Sommanors au nord de Battambang. À partir de l’Indépendance, un changement de style s’affirme. Les scènes sont nettement délimitées avec, en général, un seul sujet traité par panneau que les personnages agrandis envahissent, l’ensemble étant accompagné d’une grande liberté d’expression. Ainsi, l’époque semble attacher plus d’importance aux détails matériels de la vie quotidienne que précédemment: des objets divers et contemporains font leur apparition et sont introduits dans les scènes religieuses de manière anachronique: lunettes de soleil, montres, réveils, postes de T.S.F. et transistors, éphémérides, guitare électrique, roues de char à pneumatiques… costume-cravate, robe ou jupe à volants, chaussures à talon, maillots de bain et lingerie fine …

Les vihara des Vat Prasat Andaet (Kampong Thom), Mun Thyean (Siem Reap) et Sbov Rik (Pursat) sont de notables témoignages de cette nouvelle tendance. Quant à la nudité, autrefois peu représentée, elle est maintenant montrée dans les scènes du Grand Départ et de la Tentation : le vihara du Vat Angkor Khang Cheung, situé dans l’enceinte d’Angkor Vat, présente sur ses murs les blondes et pulpeuses filles de Mara d’un naturel très occidental.

Malgré l’ampleur des destructions subies, la présence française du Protectorat est encore visible dans le décor peint de plusieurs vihara : architectures, personnages typiquement coloniaux, militaires dont des légionnaires en képi blanc, drapeaux, cocardes… dans les Vat Preaek Luong et Enlibaur dans Kandal, Thommviney dans Takéo, Bakong à Roluos et Kaoh Pen sur l’île de Kaoh Mitt au sud de la ville de Kampong Cham. Il faut y ajouter une représentation de 1955 du général De Gaulle présent au mariage du futur Buddha dans le Vat Srei Toul (Kampong Thom), deux kilomètres au sud de Stoung vers l’Est, qui souligne l’ouverture sur le monde, reflet de la politique menée par le royaume khmer dès l’Indépendance.

Fixées sur les parois, ces Images du passé, autrefois banales, sont devenues au XXIe siècle inestimables car elles racontent le Cambodge d’hier, celui dont les Khmers rouges voulaient faire disparaître la mémoire et les racines.

Source Danielle Guéret

La vie du cirque

Le cirque cambodgien

Le cirque cambodgien

Après ses timides débuts il y a 20 ans à Battambang suivi par plusieurs tournées triomphales à travers le monde, les jeunes artistes cambodgiens de l’école du cirque Phare sont applaudis tous les soirs sous leur chapiteau de Siem Reap. On admire leur énergie, leur passion et leur talent.
Issus de milieux socio-économiques extrêmement défavorisés, ces jeunes ont choisi une voie difficile, celle de la perfection dans une discipline particulièrement éprouvante, le cirque, pour atteindre les sommets de cet art populaire.
On est surpris par tant d’audace, de gaité, de spontanéité sur scène.
On arrivera à 19H00 pour la représentation de 19h30.