A l’hôtel

Petit lexique pour déchiffrer le jargon professionnel de l’hôtellerie

Réception ou Front desk

Réception ou Front desk

Boutique hotel

Le mot ‘Boutique’ appartient à la langue française mais il s’agit d’une expression d’origine anglo-saxonne désignant un hôtel à taille humaine, d’un design recherché et souvent articulé autour de thématiques avec souci du détail et décor offrant atmosphère, sentiment d’intimité. Le service peut être personnalisé -facteur important de différenciation- avec anticipation des besoins : le client devient un invité.

Catégorie de chambre

Chaque hôtel proposant sa propre nomenclature, il est parfois difficile de s’y retrouver. Nous avons rencontré les catégories suivantes :
Balcony, Boutique, Bungalow, Cabana, Century, Cottage, Deluxe, Deluxe Balcony, Deluxe Family Retreat, Deluxe Garden, Deluxe Junior Suite, Deluxe Piscine, Deluxe Suite, Deluxe Urban Room, Elegance Suite, Executive Suite, Family Suite, Garden Bungalow, Jaccuzzi Bungalow, Junior Suite, Landmark, Lodge, Panoramic Suite, Personality Suite, Pool Suite, Premier Deluxe, Residence Penthouse, Spa Suite, Standard, Standard Balcony, State Room, Studio, Suite, Superior, Superior Hillside, Superior Suite, Villa , Villa penthouse, etc.

Ce sont des appellations purement marketing. Faisons le tri : en règle générale, nous rencontrons quatre types de chambres en fonction de leur taille et leur confort, en ordre croissant : ‘Standard’, ‘Superior’, ‘Deluxe’ et ‘Suite’. Avant d’acheter une prestation hôtelière, renseignez-vous sur la catégorie de chambre que vous achetez et une fois à l’hôtel, assurez-vous que vous occupez bien le type de chambre commandé. En nous confiant vos réservations, vous bénéficiez souvent d’un prix inférieurs à la réservation directe et nous nous assurons que vous occupez la chambre commandée.

Check In, Check Out

Le « check In  » correspond à l’heure de mise à disposition de la chambre. Le « check Out  » correspond à l’heure à laquelle le client doit libérer la chambre. En saison basse, certains hôtels proposent plus de souplesse dans ces horaires, notamment lorsque le client arrive de très bonne heure ou dont le vol de départ est tardif. Dans ce cas, le client peut disposer plus longtemps de la chambre.

Concierge

Terme ancien emprunté à l’hôtellerie traditionnelle. On désigne par conciergerie un service particulier de l’hôtel pouvant effectuer de nombreuses démarches pour le compte du client. Cela peut aller de la réservation d’une table, la recherche d’une baby sitter … Aujourd’hui la ‘conciergerie’ est assurée par la réception de l’hôtel.

Double room

Chambre d’hôtel équipée d’un grand lit de 2 personnes et pouvant accueillir 2 personnes.

King size

Un lit de grande taille, généralement de 190*200 cm.

Mini bar

Petit réfrigérateur dans le lequel vous trouvez boissons fraiches, alcoolisées ou non, cacahuètes, barres chocolatées. Le prix des consommations est indiqué à l’intérieur du minibar ou sur une feuille posée sur le bureau ou la table de nuit. La consommation de produits issus du mini bar est facturée par l’hôtel sur votre note, au Check Out.

No-show

Désigne le fait qu’un client ne s’est pas présenté le jour d’arrivée prévu. Le client ou l’agence de voyage n’ont pas prévenu l’hôtel pour annuler la réservation. Très souvent, les hôtels prennent des garanties au moment de la réservation permettant de facturer le client ou son agence. La pratique est de facturer uniquement la première nuit, même si plusieurs nuits ont été réservées.

Plateau de courtoise

Corbeille de fruits mise gracieusement à votre disposition dans votre chambre d’hôtel.

Produits d’accueil

Il s’agit d’articles souvent marqués ou brodés au nom de l’hôtel que vous trouvez à disposition dans la salle de bains. Le plus fréquemment il s’agit de savonnette et shampoing. Dans les hôtels haut de gamme, cela peut aller jusqu’à des lotions pour le corps, accessoires (peigne, bonnet de douche etc…). L’utilisation de ces produits est gratuite, à ne pas confondre avec les serviettes ou peignoirs brodés qu’il est très mal vu d’emmener à l’issu de son séjour. Certains hôtels facturent ces pratiques.

Rack rate

Terme anglais utilisé dans le secteur hôtelier pour désigner les tarifs de base de l’hôtel avant toute remise ou promotion. En français, on parle également de « tarifs affichés ». Les consommateurs étant de plus en plus en mesure de comparer et étant à la recherche de bonnes affaires, de plus en plus d’hôtels fondent leur stratégie commerciale sur de très nombreuses promotions afin d’attirer les clients. Cette tendance a pour effet d’augmenter artificiellement le rack rate (ou tarifs affichés). Les clients ont l’impression de faire une bonne affaire mais en fait, le prix moyen de l’hôtel n’a pas diminué. Ce phénomène a été accéléré notamment avec l’arrivée des centrales de réservations hôtelières sur internet. Les hôtels devant donner des commissions aux centrales leur apportant des réservations, les hôteliers ont tendance à augmenter le rack rate afin d’atténuer l’impact des réservations. Chaque année, la Cie des Guides du Mékong signe un contrat avec certains hôtels répondant à ses exigences de qualité. Ces hôtels partenaires offrent des prix inférieurs au Rack rate et nous permettent d’être compétitif avec les plus grandes centrales de réservations hôtelières.

Réceptif

Un réceptif est une entreprise locale en charge des opérations -hôtel, restaurant, transport terrestre, fluvial et aériens, recrutement de guides, de chauffeurs, etc.-, au service de voyageurs, individuels ou en groupe, envoyés par une agence de voyage. Le réceptif est responsable du bon déroulement du séjour et peut intervenir pour solutionner les problèmes, le cas échéant. La majorité des voyagistes sous-traitent leurs circuits ou prestations, pris en charge sur place par le réceptif. A l’aéroport, le guide, travaillant pour le compte du réceptif, accueille généralement les voyageurs avec un panonceau au nom de l’agence de voyage.

Room service

En français ‘service en chambre’. L’hôtel assure des prestations de restauration dans votre chambre : le petit déjeuner, déjeuner, diner ou boisson peuvent être servis en chambre.

Service couverture

Dans les hôtels d’un certain standing, préparation de la chambre en fin de journée. Le personnel procède à l’ouverture du lit, dépose parfois même un petit mot gentil ‘Bonne nuit’ et une fleur sur l’oreiller !

Single room

À l’origine, chambre d’hôtel équipée d’un lit d’une personne. Aujourd’hui, il s’agit du tarif pour une personne occupant seule la chambre, qu’elle soit équipée de lits ‘Twin’ ou ‘Double Bed’ (grand lit à 2 places).

Suite

Chambre d’hôtel composée d’une ou plusieurs chambres et d’une ou plusieurs pièces supplémentaires, tel un salon. Dans les établissements de luxe, certaines suites peuvent atteindre 100 m² !

Junior suite

Même définition que la Suite, mais de taille plus réduite.

Triple room

Chambre d’hôtel équipée de trois couchages pouvant accueillir 3 personnes. La configuration peut être 3 lits individuels ou 1 lit double + 1 lit individuel.

Twin room

Chambre d’hôtel équipée de 2 lits individuels.

Voucher

Un voucher est un document émis par une agence de voyage par lequel elle s’engage à payer l’hôtelier pour les prestations hôtelières fournies à ses clients. Les prestations sont mentionnées sur le voucher. Le client de l’agence –ou le guide les accompagnant- remet le voucher à l’hôtel lors du check-in.

Chong Kneas, Kampong Phluk, Kampong Khleang : toute la vérité !

Villages sur pilotis et villages flottants près de Siem Reap

Découvrir un village du lac Tonle Sap près de Siem Reap peut être une expérience très intéressante à condition de ne pas se tromper de destination.

Chong Kneas

Village lacustre de Chong Kneas

Village lacustre de Chong Kneas

Vous aimez les prix exorbitants ? L’escroquerie en Asie est le thème de votre thèse ? Vous adorez la nourriture Coréenne ? Vous appréciez les enfants exhibant des serpents d’eau, les tristes fermes de crocodiles parqués dans de petits étangs par douzaines ? Le bateau s’arrêtera parfois dans quelques boutiques où vous seront proposés à prix fort des sacs de riz pour … nourrir les enfants.  Les habitants du village ne toucheront qu’une infime partie de l’argent dépensé pour ce périple organisé par les agences peu scrupuleuses.  La plupart des visiteurs de Chong Kneas venant de Corée, le chef du village a eu la bienveillance de construire plusieurs restaurants Coréens.

Kampong Phluk

Le déplacement vers Kampong Phluk sera plus apprécié. Vous ne verrez ici ni fermes de crocodiles ni enfants parader avec les serpents. Kampong Phluk a su garder un peu d’authenticité mais c’est un village de taille réduite rendant l’expérience très brève et souvent saturée de touristes. L’accès y est contrôlé par une société privée, privant totalement ses habitants des retombées économiques liées au tourisme.

Kampong Khleang

Pilotis et village flottant de Kampong Khleang

Pilotis et village flottant de Kampong Khleang

Kampong Khleang est le choix que nous conseillons à nos visiteurs et à tous ceux qui désirent visiter un village lacustre proche de Siem Reap. Village authentique, préservé du tourisme de masse, Kampong Khleang respire la sérénité et la tranquillité. Nous sommes souvent le seul véhicule au petit port de Kampong Khleang.
Avec ses nombreuses maisons sur pilotis, c’est aussi le plus beau des trois villages, abritant 1.800 familles. On y trouve école, pagode, clinique et tout ce qui peut être indispensable au bon fonctionnement de cette communauté. Au-delà des maisons sur pilotis, nous découvrons le véritable village flottant. Ses dizaines de maisons flottent au fil de l’eau, suivant le cycle régulier des saisons sèches et humides. Le service assurant la gestion des bateaux appartient au village, assurant les retombées économiques liées à la visite de Kampong Khleang.

Préparer la visite d’Angkor (2ème partie)

Jayavarman-VIIPrécis d’Angkor et ses temples

Préparer la visite d’Angkor, comprendre le site archéologique.

Les grands temples pyramide

Ta Keo (1007), pyramide de grès clair de 22m de hauteur, sans ornementation; ses cinq tours cruciformes sont ouvertes dans les quatre directions. C’est ici qu’apparut la première des galeries.
Baphuon (1060), le plus vaste temple dédié à Shiva construit sur Angkor, en partie détruit par la poussée bouddhiste. Le temple a été récemment restauré. Les bas-reliefs sont très nombreux, le long des murs et des portes, à lire de bas en haut.

Le Palais royal, la grande place

La porte Est du Palais royal (11e siècle) mène à une enceinte rectangulaire clôturée de murs, avec bassins et terrasses.
Le Palais royal, construit en bois a totalement disparu.
Phimeanakas, la chapelle privée du roi, au sommet d’une petite pyramide.
Deux Khleang et douze Prasat Suor Prat forment le cadre d’une grande place devant le palais.
La terrasse des éléphants est située devant le Palais royal, sur l’ère du Bayon.
La terrasse du roi lépreux (13e siècle) dévoile les sept niveaux des enfers.

Les temples bouddhistes plats, du style d’Angkor Wat

Banteay Samré présente un style nouveau, reposant totalement sur piédestaux, se distinguant par sa haute tour en pointe et ses deux galeries. Très beaux frontons.
Thommannon possèdant une tour en pointe de parfaite architecture et Chau Say Tevoda, de style identique, avec Devatas et frontons superposés.
Prasat Wat Athvea, bien que dédié à Shiva, ce petit temple fut construit dans le style bouddhiste.
Beng Mealea, fantastique temple au cœur d’une cite monastique bouddhiste.

Angkor Wat

Angkor Wat (première moitié du 12e siècle) dédié à Vishnu. Bien qu’altéré par la puissance bouddhiste, Angkor Wat reste la Merveille du monde. Visiter le temple l’après-midi en entrant par la porte Ouest. La galerie cruciforme basse est une des étapes du chemin de procession vers la tour du centre. 1850 Devatas bénissent les visiteurs aux bonnes intentions. La galerie des Bas-Reliefs évoque les épopées mythiques de Shiva, Vishnu, Krishna et Rama.
Lok Neak Ta Reach, la gardienne d’Angkor Wat, esprit d’ancêtre résidant dans une statue de Vishnu.

L’ère du Bayon (fin 12e, 13e siècle, bouddhiste)

Ta Prohm (1186), le temple d’un ancêtre, au cœur du monastère bouddhiste, accueillant l’Université Royale. Les arbres aux racines rampantes envahissent murs et galeries.
Banteay Kdei, une cite monastique bien préservée, présentant quatre tours à visages de pierre.
Srah Srang est un Baray ou un bassin situé devant Banteay Kdei avec une terrasse décorée.
Ta Som, petit monastère aux deux tours à visages de pierre. On y découvre 173 Devatas et autres sculptures délicates.
Ta Nei, autre petit monastère caché dans la forêt.
Preah Khan (1191), immense cité monastique hébergeant l’Université Royale de médecine. De belles sculptures dans un labyrinthe de ruines.
Prasat Prei et le voisin Banteay Prei, restes de monastères.
Les ruines de Krol Ko offrent des sculptures au sol.
Banteay Thom, situé au nord d’Angkor, présente trois imposantes tours.
Preah Palilay (14e siècle) montre de jolies sculptures du Bouddha.

Angkor Thom et le Bayon

Le Bayon surpasse l’ensemble. Dédié à Buddha, il présente d’innombrables tours aux visages de pierre, sculptures de Davatas, Apsaras et autres scènes de vie et de mythologie.
Angkor Thom, l’enceinte du Bayon, fait 3Km2; le mur comprend cinq portes. Des Nagas gardent l’entrée de chacune. Les sourires de Bodhisattva sont omniprésents et bénissent les visiteurs.
Les Prasat Chrung sont aux quatre coins de la muraille de 12 Km, accessibles à pied en suivant les remparts.

Préparer la visite d’Angkor (1ère partie)

Précis d'Angkor

Précis d’Angkor et ses temples

Préparer la visite d’Angkor, comprendre le site archéologique.

Angkor, ancienne métropole

Angkor est la capitale de l’ancien empire khmer dominant le sud-est asiatique du 9e au 16e siècle. C’est, avec une étendue de 1.000 km2, la ville la plus importante au monde à cette époque.

Les Maîtres du monde

Les dieux sont les Maîtres du monde; les rois d’Angkor en sont les représentants et dirigent le monde en leur nom, pour la protection du royaume.

Temples d’état

Chaque roi se distingue par la construction d’un temple dédié à son dieu et à son culte. Au début de cette ère est vénéré le dieu hindou Shiva, élevé au titre de dieu national.
Le temple Angkor Wat (première moitié du 12e siècle) est dédié au dieu indou Vishnu. Plusieurs temples bouddhistes sont également érigés dans cette période.
La fin du 12e siècle est marquée par la construction de nombreux temples bouddhistes, sur Angkor et l’ensemble du royaume.

Angkor aujourd’hui

Les temples sont les vestiges les plus remarquables de la capitale. Seuls les temples sont, à l’époque, construits en pierre. Les constructions séculaires, y compris les palais, sont des structures de bois disparues depuis longtemps. Presque toute notre connaissance de l’histoire d’Angkor est révélée par ses ruines.

Les temples primitifs près de Roluos

Bakong (881), le plus vieux temple pyramide, bien préservé, marque le départ effervescent des réalisations Angkoriennes. Un circuit de visite éclairé se doit de débuter ici.
Preah Ko (879), joli temple de petite taille dédié à la mémoire et au salut des ancêtres royaux.
Lolei (893), temple construit sur une ile artificielle du Baray de Lolei aujourd’hui asséché, dédié également aux ancêtres.
Trapeang Phong (début 9e siècle) dévoile les premières Devatas.
Trapeang Totoeng Thngai (10e siècle) révèle fausses portes, bambous, bassins et enfants.

La nouvelle capitale autour de Phnom Bakheng

Phnom Bakheng (environ 900). Cette colline surplombée d’une pyramide est un temple d’état aujourd’hui très endommagé. Une visite en plein jour révèle ses ruines impressionnantes, dignes d’intérêt.
Rong Lmong, une série de charmants petits hôtels situés au pied de la colline jusqu’à Sok Ko Op.
Phnom Bok, avec l’entrée en scène des Devatas sur trois tours en ruines, au sommet d’une colline importante.
Phnom Krom et ses trois tours au sommet de la colline surplombant le lac Tonle Sap, d’où l’on peut apprécier un coucher de soleil.
Baksei Chamkrong (947), une petite pyramide abrupte, remarquable pour son harmonie et son élégance.

Les temples du 10e siècle

Pre Rup (961), un temple pyramide abrupt surmonté de cinq tours de brique. Cinq autres tours sont alignées coté est. Un bel endroit pour voir le coucher du soleil.
Mebon Est (952) dans le Baray sud et ses cinq tours, gardé par d’élégants éléphants.
Prasat Kravan (921) et ses cinq tours de brique, temple dédié à Vishnu. La face intérieure présente de superbes ornementations..
Banteay Srei (967), temple miniature brillamment exécuté et bien préservé; un trésor.
Kbal Spean (11e siècle) où l’eau coulant sur les pierres est consacrée sur ce sanctuaire-rivière.

 

Le climat au Cambodge

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Climat et mousson

On lit trop souvent que la meilleure période pour visiter le Cambodge se situe de mi-novembre à mi-mars. Les grands voyageurs sont plus nuancés : la mousson possède un charme fou ! Au plus fort de la saison des pluies il peut pleuvoir deux jours sur trois. Ces pluies sont cependant souvent intermittentes et il est rare qu’il pleuve sans arrêt toute la journée. Visiter les temples les plus reculés peut devenir une véritable expédition sans manquer de charme. Cette période calme offre plus de contact et d’intimité avec les temples visités. C’est aussi la saison d’une nature verdoyante, des réservoirs d’eau (barays) remplis réfléchissant les temples, saison de la pierre humide et des fleurs de lotus, les oiseaux sont aussi plus visibles. C’est notre saison préférée !

Saison sèche, saison humide

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L’Asie du Sud-est se situe en zone tropicale, au nord de l’équateur. Il existe dans cette partie du monde un cycle annuel rythmé par la mousson, avec son alternance de saisons sèches et humides. Les changements de pression atmosphérique en Asie Centrale sont à l’origine de ce phénomène. Quand la pression atmosphérique diminue dans ces contrées, l’air océanique chargé d’humidité traverse la péninsule Indochinoise du Sud-est au Nord-ouest apportant les pluies. A l’opposé, les hautes pressions d’Asie centrale apportent un air frais et sec.

En résumé :

Saison sèche de novembre à février, climat frais et sec, de mars à mai, climat chaud et sec.

Saison humide de juin à août, climat chaud et humide, de septembre à mi-novembre, climat frais et humide.

Cambodge : températures, pluie, ensoleillement

Haute saison touristique : d’octobre à février. Température moyenne 27° – Pluies occasionnelles à rares- Nature sèche

Basse saison touristique : de avril à septembre. Température moyenne 29° – Pluie occasionnelles à fréquentes – Nature verdoyante.

climat-cambodge

Déclin et chute de la civilisation angkorienne

‘Tout composé est impermanent’. Mahâyâna

Jayavarman-VII

La civilisation angkorienne

L’empire khmer fut un royaume florissant du IXe jusqu’au XIIIe siècle contrôlant, selon les périodes, des régions appelées aujourd’hui Voir la carte Cambodge, Thaïlande, Laos, Viêtnam, Myanmar (Birmanie) jusqu’en Malaisie. Les principaux vestiges de l’empire khmer sont sa capitale Angkor, située à la pointe du lac Tonle Sap*. Aujourd’hui encore, le site d’Angkor témoigne de la richesse de l’empire Khmer, ainsi que de la diversité des croyances religieuses : l’hindouisme, le bouddhisme mahayana et le bouddhisme theravada. La civilisation khmère fut très influencée par la vie culturelle indienne. Le bouddhisme s’est progressivement imposé à côté de l’adoration de Shiva et autres divinités hindouistes tout en cohabitant avec le culte du Dieu-roi. Excepté les inscriptions taillées dans la pierre, aucun témoignage écrit n’existe. Ce que nous savons de cette période de la civilisation khmère se limite à l’épigraphie découverte lors de fouilles archéologiques, aux épitaphes visibles sur certains monuments, aux exceptionnels bas-reliefs visibles dans certains temples décrivant des exploits guerriers et la vie quotidienne, enfin quelques récits de voyageurs, missionnaires, marchands ou émissaires chinois.

*Cette implantation ne fut sans doute pas le fruit du hasard. La vie autour du lac Tonle Sap, zone humide intérieure la plus importante d’Asie du Sud-est, est directement lié au cycle annuel des inondations. Élevée au rang de ‘Réserve biosphère’ par les Nations Unies en raison de son importance environnementale, le Tonlé Sap représente l’une des réserves d’eau douce les plus productives en matière de pêche dans le monde. Par un phénomène hydrologique unique, la rivière Tonle Sap va en effet s’écouler quelque mois, faisant baisser le niveau du lac de façon considérable, avant de renverser son cours à la saison humide, refoulée par les eaux du Mékong, pour remplir le lac à nouveau sur 1 à 1.6 million hectares.

Jayavarman VII

Ce roi est connu comme le dernier grand roi d’Angkor et pour les grands travaux réalisés durant son règne, notamment la nouvelle capitale, baptisée Angkor Thom qu’il a créée. Les photographies satellite ont révélé qu’Angkor Thom – dont la population était estimée à un million d’habitants – était étendu sur plus de 1.000 kilomètres carré ce qui en fait le centre urbain connu le plus vaste du monde préindustriel. Un réseau routier fut développé pour connecter les villes de l’empire. Sur ces routes, 121 gites d’étape furent créés pour les marchands, les fonctionnaires et les voyageurs. Enfin, 102 hôpitaux furent disséminés sur l’ensemble du territoire.

Déclin et chute d’Angkor

Une thèse récente attribue la chute de la civilisation angkorienne et de l’empire angkorien à un désastre écologique et à une faillite des infrastructures. La prospérité du pays reposait sur un système hydraulique élaboré de réservoirs (Baray) et de canaux utilisés pour le commerce, les déplacements et l’irrigation. Dans le même temps, de nouvelles zones de forêt furent défrichées sur les monts Kulen au profit de rizières nécessaires pour nourrir des habitants de plus en plus nombreux. Cela favorisa l’érosion des sols et les eaux de pluie ne tardèrent pas à transporter des sédiments qui encombrèrent le réseau de canaux, qui avaient de plus en plus de difficultés à répondre aux besoins croissants de la population. Ces canaux, ne pouvant plus remplir efficacement leurs rôles, le manque d’eau se fit bientôt sentir, entrecoupé d’inondations massives que les digues en mauvais état ne pouvaient plus trop contenir.

La culture du riz au Cambodge

Le riz, élément de l’identité et de l’histoire du Cambodge.

Le riz, élément de l’identité et de l’histoire du Cambodge.

Les 5 étapes de la culture du riz

Préparer la terre

La terre doit être préparée. Le labour permet d’enfouir les mauvaises herbes, d’ameublir la terre et de l’oxygéner. Ensuite, pour avoir une lame d’eau régulière sur toute la rizière, elle doit être nivelée, opération effectuée à la main, par traction animale ou mécanique.

 

Repiquer le riz

Le riz est d’abord semé très serré dans une pépinière à part, sur une petite parcelle; 20 à 25 jours après, les plants sont repiqués en touffes de 3 à 5 brins dans la rizière. Chaque touffe doit avoir un espace suffisant pour bien se développer. Le repiquage est réalisé la plupart du temps par les femmes. Le riz aime la chaleur et apprécie une température de 30 à 35°.

Entretenir la rizière

Avec le repiquage qui donne au riz une certaine avance végétative, le maintien d’une lame d’eau limite le développement des mauvaises herbes. Le cultivateur doit cependant veiller à maintenir la rizière propre, en désherbant manuellement régulièrement. Le repiquage des plants de riz en ligne facilite ce travail.

Moissonner

La moisson a lieu 30 jours environ après la floraison, et en général 100 jours après le repiquage. L’eau a été évacuée de la rizière une à deux semaines auparavant afin de favoriser la maturation et de faciliter la récolte. Selon les régions ou les moyens du riziculteur, le riz est récolté en le fauchant avec sa paille ou en coupant seulement les panicules.

Battre le riz

Le riz est battu afin de séparer les grains de la paille. Cette opération s’effectue à la main en frappant les panicules sur des fûts ou en utilisant des petites batteuses.

Calendrier de la culture du riz

AVRIL – Semailles
MAI JUIN – Repiquage
JUIL AOUT SEPT – Maturation – Entretien des rizières
OCT NOV DEC JANV – Moisson – Battage
JANV. FEV – Mise en jachère
MARS – Labourage

 

 

Les maisons traditionnelles du Cambodge

Les différences de conception des maisons dépendent essentiellement des moyens financiers de la famille ainsi que des matériaux disponibles. Les maisons de petits fermiers ont généralement des murs de nattes de feuilles de palmier locaux :

Des planches de bois alignées horizontalement ou verticalement habillent les murs des maisons plus sophistiquées, Voici quelques beaux spécimens de maisons traditionnelles cambodgiennes.

Dormir chez l’habitant

La vie au village

La vie au village

Dormir chez l’habitant au Cambodge est une formidable expérience, pleine de spontanéité et d’authenticité, enrichissant votre voyage de rencontres simples, au contact étroit avec la population locale. Vous passez quelque temps avec les villageois, découvrez leur cuisine familiale et la cuisine traditionnelle khmère, participez aux tâches domestiques et parfois, pourquoi pas, aux petits travaux des champs. Votre famille d’accueil vous accompagne au marché local pour acheter le poulet, les fruits et légumes locaux. La chambre est simple, les toilettes souvent à l’extérieur de la maison.

Cette façon de visiter génère aussi quelques revenus à vos hôtes. Vous n’êtes pas seulement de passage, vous devenez acteur pour un tourisme responsable, un tourisme solidaire.

Les pagodes du Cambodge

Le vat, monastère ou pagode

Un vat est un espace de culte consacré, un endroit habité, constitué d’un ensemble de différentes constructions. Le terrain, d’une superficie moyenne de deux à trois hectares, est ceint d’une clôture quadrangulaire, ouverte par un, deux ou quatre portiques délimitant l’étendue où vivent les moines.

La pagode au Cambodge

Le monument le plus visible, le plus important et le plus sacré est le sanctuaire. Autrefois en bois, à présent en maçonnerie, le vihara est un édifice fermé, couvert d’un toit à décrochement parfois surmonté d’une flèche dont l’élégante silhouette le signale au loin comme le font les deux très hauts mâts disposés devant la façade principale côté oriental et souvent couronnés d’un hamsa, l’oiseau mythique monture de Brahmâ. Le toit est orné au sommet de chacun de ses angles de jahva -prononcer tchivir- lui donnant une forme élancée : tête de nâga ou tête d’oiseau ? Les explications à ce sujet sont confuses. Selon la tradition, un vihara doit posséder au moins quatre jahva.

Construit généralement sur une terrasse, parfois sur deux, voire sur trois entouré d’une balustrade, il est délimité par des bornes de pierre lancéolées, les «feuilles de sema», sculptées ou non, la limite entre l’espace sacré et le monde extérieur. Au nombre de neuf, elles sont seulement huit à être placées aux points cardinaux et inter-cardinaux, la neuvième, invisible à l’intérieur du vihara, est déposée sous le sol devant l’autel de la grande statue en ronde-bosse du Buddha, l’image principale et sacrée du monastère.

Le second édifice essentiel du vat est la sala, plus précisément la sala punya, la salle des mérites où se déroulent les cérémonies courantes et qui sert de réfectoire aux moines et aux laïcs. Son toit, comme celui du sanctuaire, porte des jahva mais, selon la règle, ne doit en posséder que deux. Abritant un autel surmonté de la sculpture du Buddha, c’est un bâtiment d’accès libre à trois ou cinq « nefs» délimitées par des colonnes ; généralement ouvert sur trois côtés et parfois sur quatre, il peut aussi être une grande pièce fermée avec des murs, ou des demi murs, ornés, ou non, de scènes peintes. Dans les vat disposant de plus grands moyens financiers, existent une sala chan servant de réfectoire aux religieux et une sala dharmmasabha, plus petite que les autres, qui n’est utilisée que pour l’enseignement du dharmma donné aux moines et aux laïcs.

Les kuti, ou khot, sont les habitations des bonzes dont le plus grand est réservé au responsable religieux du vat, le Chau Athikar. Ils sont en matériaux périssables ou en maçonnerie, selon la richesse ou la pauvreté des lieux, et n’ont généralement pas de décor peint.

Avant-guerre, tous les vat possédaient une bibliothèque, ou hotrai, qui conservait les textes bouddhiques. À présent, nombre de monastères, en sont dépourvus. Quelques bibliothèques en béton armé datant de l’époque du Protectorat ont été transformées en salle de cours. L’école du village est située à l’intérieur de l’enceinte, souvent accolée à la clôture puisque, avant la guerre, c’était l’école du vat qui était celle du village. Dans l’enceinte du monastère se trouvent des stupa, parfois en très grand nombre : ce sont des monuments funéraires recevant les cendres des défunts ou des édifices commémoratifs. Certains vat ont des espaces réservés aux tombes, à un crématorium, ou men, à des autels consacrés aux génies et, parfois, à un abri pour la pirogue concourant lors de la fête des Eaux.

Le vihara classique

De forme rectangulaire, le vihara a d’abord été construit en bois, tel celui de Moha Leaph encore existant dans Kampong Cham (c.1880). Au cours du XIXe siècle, la brique recouverte d’un mortier fait son apparition, concurrencée petit à petit par le béton armé à partir des années 1920. Centré sur une terrasse à laquelle on accède par un, deux ou quatre portiques, il est entouré d’un déambulatoire créé par des colonnes ou des piliers reliés par des bandeaux ou des arcades, reposant sur une balustrade ajourée qui s’ouvre sur un, deux ou quatre escaliers.

De nombreuses portes et fenêtres peu espacées, protégées par des persiennes en bois, éclairent largement l’intérieur du sanctuaire où la statue du Buddha est tournée vers l’Orient. Douze colonnes de bois, ou de briques enduites, créant trois nefs, s’élèvent à six ou sept mètres jusqu’à un plafond plat ou à caissons. L’ensemble est abrité par un toit de tuiles composé d’une large partie basse, à croupes en pente douce, appuyée sur les colonnes du déambulatoire, et d’une étroite bande en bâtière, à pente raide, dont les deux extrémités forment un fronton. Chaque partie de ce toit est rehaussée par un ou plusieurs décrochements. Dès les années 1920, l’arrivée progressive de la technique du béton moulé rend l’usage du bois moins systématique pour les colonnes et l’ornementation du toit : frise, kinnari, kinnara, garuda et autres acrotères décoratifs. Cet agencement classique du sanctuaire est représentatif des provinces du sud du Grand lac comme le montrent les vihara des Vat Banteay Dei dans la ville de Pursat, Ruessei Chrouy dans S’ang sur la rive gauche du Bassac (Kandal) et Piphoit Reangsei, rue France à Phnom Penh.

Le vihara des trois provinces du nord
Le style personnalisé des sanctuaires de ces régions apporte une touche d’originalité à la construction. Ainsi, les vihara du style de Battambang présentent la caractéristique de mettre en valeur les deux frontons par une avancée du toit en bâtière sur le toit à croupes. Parfois très longue, cette avancée nécessite deux supports latéraux sortant du fronton afin d’assurer la solidité de l’ensemble. Vat Kor, au sud de la ville de Battambang et Vat Sdei dans le srok Aek Phnum, sur la rive gauche du Sangker, en sont de beaux exemples.

La spécificité du style de Siem Reap tient au développement d’un large porche sur le côté oriental du vihara. Soutenu par des colonnes, ou piliers, ce porche, souvent à arcades, peut être majestueux comme à Vat Dannak de Siem Reap ou être très profond comme à Vat Bakong de Roluos.

Dans la province de Banteay Meanchey, le sanctuaire de conception classique est bâti sans terrasse et ses murs possèdent un soubassement de peu de hauteur. Ce relatif dénuement est équilibré par un déambulatoire dont les nombreuses colonnes, au diamètre inhabituel, donnent à l’édifice sacré une allure imposante. Dans le srok de Preah Netr Preah, les vihara de Vat Anlong Sar et de Vat Paoy Svay offrent un bon exemple de cette simplicité.

À partir des années 1950, le style classique est concurrencé par des constructions utilisant systématiquement des techniques plus modernes dont la caractéristique la plus visible est l’apport d’un étage au bâtiment, voire de deux dans quelques cas. Vat Tuol Tumpung et Vat Neakvoan à Phnom Penh, ou Vat Tang Kouk sur la nationale 6, à l’entrée de la province de Kampong Thom, en sont des exemples intéressants.

Le décor peint des vihara

L’ordonnance des sujets répond traditionnellement à une règle qui n’est pas toujours respectée : sur les murs du vihara, la vie du Buddha occupe la partie haute et les jataka sont représentés entre les baies. Exceptionnellement, quelques épisodes de la version khmère du Reamker, le Ramayana indien, sont illustrés auprès des scènes bouddhiques et un nombre très restreint de vihara sont ornés des seuls sujets de cette épopée comme à Vat Reach Bo de Siem Reap.

Peinture cambodgienne

Le décor peint a d’abord un rôle didactique mais il peut être augmenté de détails représentatifs d’une expression populaire. En effet, si le commanditaire a confié au peintre la charge d’illustrer des thèmes puisés dans les textes sacrés, il lui laisse la possibilité d’affirmer sa personnalité transformant le tableau en témoin de la société où il vit, comme le montrent les vihara de Vat Kampong Tralach Leu (Kampong Chhnang) et de Vat Souriya, à deux kilomètres au sud de Pursat, sur la rive droite de la rivière.

Du tout début du XXe siècle aux années 1940, des personnages de petite taille évoluent dans de longues scènes religieuses au milieu d’un environnement quotidien mêlé à celui des étrangers. En se rapprochant de la fin des années 1940, les scènes deviennent plus aérées, moins fouillées et les sujets grandissent comme en témoigne le vihara de Vat Sommanors au nord de Battambang. À partir de l’Indépendance, un changement de style s’affirme. Les scènes sont nettement délimitées avec, en général, un seul sujet traité par panneau que les personnages agrandis envahissent, l’ensemble étant accompagné d’une grande liberté d’expression. Ainsi, l’époque semble attacher plus d’importance aux détails matériels de la vie quotidienne que précédemment: des objets divers et contemporains font leur apparition et sont introduits dans les scènes religieuses de manière anachronique: lunettes de soleil, montres, réveils, postes de T.S.F. et transistors, éphémérides, guitare électrique, roues de char à pneumatiques… costume-cravate, robe ou jupe à volants, chaussures à talon, maillots de bain et lingerie fine …

Les vihara des Vat Prasat Andaet (Kampong Thom), Mun Thyean (Siem Reap) et Sbov Rik (Pursat) sont de notables témoignages de cette nouvelle tendance. Quant à la nudité, autrefois peu représentée, elle est maintenant montrée dans les scènes du Grand Départ et de la Tentation : le vihara du Vat Angkor Khang Cheung, situé dans l’enceinte d’Angkor Vat, présente sur ses murs les blondes et pulpeuses filles de Mara d’un naturel très occidental.

Malgré l’ampleur des destructions subies, la présence française du Protectorat est encore visible dans le décor peint de plusieurs vihara : architectures, personnages typiquement coloniaux, militaires dont des légionnaires en képi blanc, drapeaux, cocardes… dans les Vat Preaek Luong et Enlibaur dans Kandal, Thommviney dans Takéo, Bakong à Roluos et Kaoh Pen sur l’île de Kaoh Mitt au sud de la ville de Kampong Cham. Il faut y ajouter une représentation de 1955 du général De Gaulle présent au mariage du futur Buddha dans le Vat Srei Toul (Kampong Thom), deux kilomètres au sud de Stoung vers l’Est, qui souligne l’ouverture sur le monde, reflet de la politique menée par le royaume khmer dès l’Indépendance.

Fixées sur les parois, ces Images du passé, autrefois banales, sont devenues au XXIe siècle inestimables car elles racontent le Cambodge d’hier, celui dont les Khmers rouges voulaient faire disparaître la mémoire et les racines.

Source Danielle Guéret