Dormir chez l’habitant

La vie au village

La vie au village

Dormir chez l’habitant au Cambodge est une formidable expérience, pleine de spontanéité et d’authenticité, enrichissant votre voyage de rencontres simples, au contact étroit avec la population locale. Vous passez quelque temps avec les villageois, découvrez leur cuisine familiale et la cuisine traditionnelle khmère, participez aux tâches domestiques et parfois, pourquoi pas, aux petits travaux des champs. Votre famille d’accueil vous accompagne au marché local pour acheter le poulet, les fruits et légumes locaux. La chambre est simple, les toilettes souvent à l’extérieur de la maison.

Cette façon de visiter génère aussi quelques revenus à vos hôtes. Vous n’êtes pas seulement de passage, vous devenez acteur pour un tourisme responsable, un tourisme solidaire.

Moins de carbone, plus de forêt ! Réduire l’empreinte Carbone

Réduire l’empreinte Carbone : des purificateurs d’eau en céramique fabriqués au Cambodge.

Eau potable au Cambodge

L’accès à l’eau potable sans empreinte Carbone

Prix du National Energy Globe Award pour le Cambodge (2013), Prix Ashden (2012), la GIZ Business Award IMPACT (2011)
Au Cambodge, près de deux millions de ménages ruraux n’ont pas accès à une eau potable salubre. Alors que l’eau bouillante permet de réduire l’exposition aux maladies transmises par l’eau, la pollution de l’air intérieur créé par des feux de bois provoque des problèmes respiratoires et cardiaques graves, surtout pour les enfants. Ces millions de petits brûlots quotidiens alimentés au charbon de bois contribuent également de manière significative à la déforestation du Cambodge.
Hydrologic, entreprise cambodgienne, fournit aux familles rurales un accès à l’eau propre potable grâce à ses filtres à eau en céramique.

 

10 conseils pour visiter Angkor

Moines bouddhistes sur Angkor Wat

Moines bouddhistes sur Angkor Wat

  • Choisissez la bonne période : La haute saison touristique va de novembre à mars. Les temples sont moins visités en avril car il peut faire chaud et en mai car la mousson peut arriver. Peu de touristes fréquentent les temples de juin à septembre, saison des pluies. Il faut savoir que ces pluies ne sont jamais continuelles. La nature est verdoyante et la pierre des temples luisante. De la mi-octobre à novembre la pluie s’atténue, les touristes ne sont pas nombreux.
  • Équipez-vous : portez des vêtements aérés, prévoyez un petit imperméable, portez des chaussures légères et confortables, avec de bonnes semelles; le pavage des temples est irrégulier et peut être glissant quand il est humide. Prenez un parapluie contre la pluie ou le soleil. Une lampe électrique peut être utile pour visiter les pièces sombres. Une paire de jumelles permet d’apprécier les détails des structures en hauteur. Nous vous fournissons sur place le manuel d’exploration d’Angkor.
  • Informez-vous pour acquérir quelques notions sur l’hindouisme, le bouddhisme theravada. La plupart des guides papiers ont une section portant sur le sujet.
  • Choisissez un bon guide. Chaque temple a son histoire et ses secrets. Visitez les temples avec un guide d’Angkor ayant vocabulaire et connaissance.
  • Evitez la foule : la majorité des guides -et donc la plupart des touristes- suivent les mêmes itinéraires pour, le soir, se retrouver tous sur la colline Phnom Bakheng. Heureusement, il y a d’autre façons de visiter les temples d’Angkor.
  • Démarrez tôt le matin. La température est agréable, la lumière idéale pour la photographie.
  • Pour vous déplacer sur le site d’Angkor, préférez le tuk-tuk plutôt que le véhicule air conditionné. Les cris stridents des cigales et les parfums de la forêt d’Angkor font partie du plaisir.
  • Renoncez à vouloir tout voir. Il existe plusieurs centaines de temples sur la zone archéologique ! Préférez la qualité plutôt que la quantité.
  • Rencontrez les gens des temples : quelques enfants et leurs parents entretenant les allées donnent un peu de vie à la pierre des temples. Un sourire, une parole occasionnent parfois une rencontre, un souvenir impérissable.
  • Visitez les musées : le musée national à Phnom Penh, abritant de nombreuses pièces d’une valeur inestimable, sauvées du pillage des temples d’Angkor. A votre retour, visitez le musée Guimet à Paris.

 

L’élimination. Mémoire de Rithy Panh

eliminitation1“A douze ans, je perds toute ma famille en quelques semaines. Mon grand frère, parti seul à pied vers notre maison de Phnom Penh. Mon beau-frère médecin, exécuté au bord de la route. Mon père, qui décide de ne plus s’alimenter. Ma mère, qui s’allonge à l’hôpital de Mong, dans le lit où vient de mourir une de ses filles. Mes nièces et mes neveux. Tous emportés par la cruauté et la folie khmère rouge. J’étais sans famille. J’étais sans nom. J’étais sans visage. Ainsi je suis resté vivant, car je n’étais plus rien.”

Trente ans après la fin du régime de Pol Pot, qui fit 1.7 millions de morts, l’enfant est devenu un cinéaste réputé. Il décide de questionner un des grands responsables de ce génocide : Duch, qui n’est ni un homme banal ni un démon, mais un organisateur éduqué, un bourreau qui parle, oublie, ment, explique, travaille sa légende.

L’élimination est le récit de cette confrontation hors du commun. Un grand livre sur notre histoire, sur la question du mal, dans la lignée de Si c’est un homme de Primo Levi, et de La nuit d’Elie Wiesel.

Lélimination de Rithy Pan avec Christophe Bataille, éditions Grasset,

Prix essai France Télévision 2012.

 

Le Train Bamboo

Le Bambou Train à Battambang - CambodgeDe passage à Battambang,  ville située à l’est de Siem Reap (Angkor), ne surtout pas manquer pas le Train Bamboo ou Bamboo Train, expérience extraordinaire. Pour une poignée de dollars, embarquez le TGV des rizières, petite plate-forme de planches et bambou motorisée. Vous rencontrerez les villageois qui l’utilisent au quotidien pour transporter leurs marchandises.

Le petit chariot roule a 50 km/heures sur une voie ferrée datant de la colonisation, entretenue avec les moyens du bord. Il n’y a aucun risque, le chauffeur est prudent. Chose incroyable, lorsqu’un autre Bamboo Train arrive en face, tout le monde descend, y compris le charriot démonté en 2mn !

Tuk-Tuk Story

 

tuktuk2Le Tuk-Tuk de Siem-Reap aux lignes raffinées possède une légèreté et une élégance que ne partage pas son homologue de Phnom-Penh.

Le Tuk-Tuk de Phnom Penh est triste.
Avec ses nombreuses fautes de goût, ses panneaux publicitaires, son avancée du toit sur la tête du conducteur (oui, c’est pratique contre le soleil et la pluie, mais quelle laideur), ses roues à barreau, le carrosse s’est transformé en citrouille, en charrette d’acier où l’on peut même, c’est un comble, s’y sentir parfois enfermé.

Le Tuk-Tuk de Siem-Reap est tout autre et cette magnifique invention de l’homme mériterait d’être listée au Patrimoine Mondial de l’Humanité. C’est le moyen de transport idéal pour se déplacer sans stress. Les passagers jouissent d’une vue panoramique à 360 degrés et sont en contact étroit avec leur environnement. Très convivial, on apprécie les rencontres spontanées aux feux rouges, lorsqu’une bicyclette s’arrête tout à côté, les senteurs parfumées des allées menant aux temples d’Angkor, la caresse de l’air frais du petit matin, le chant strident des cigales annonçant une chaude journée, les premières gouttes de pluie d’un orage, que de moments de bonheur !

Toujours extrêmement vigilant, le pilote jette régulièrement un œil dans ses rétroviseurs grand-angle et guette la moindre requête de ses passagers. Cette proximité facilite la transmission des ordres : tournez à droite, tournez à gauche, ne roulez pas trop vite, arrêtez-vous là ! Chop chop !

Venons-en maintenant à la fabrication du véritable Tuk-Tuk. On dénombre plusieurs fabricants sur Siem-Reap. Si les dimensions restent strictement les mêmes d’un atelier à l’autre (101cm ou 91 cm), la qualité et le soin apporté à la fabrication sont tout autres. Le prix varie de 700 à 900 USD, selon la largeur et la finition.

Une statue de grès proposée dans une vente aux enchères à New York. Le gouvernement cambodgien demande la restitution de l’objet.

 

En mars 2011, le Cambodge prend connaissance qu’une statue en grès de 1,5 mètre de Duryodhana, un guerrier de la mythologie hindoue, est mise en vente aux enchères à New York. Il parvient à faire annuler la vente et tente, durant un an, de négocier amicalement avec Sotheby’s le retour de cet objet.

Car, pour le Cambodge, cela ne fait aucun doute : cette pièce a été arrachée au temple Prasat Chen, dans le complexe de Koh Ker, situé à une centaine de kilomètres des temples d’Angkor, à mi-chemin entre Siem Reap et Preah Vihear. Koh Ker a été une des capitales de l’empire khmer entre 928 et 944 fondée par Jayavarman IV. Elle se trouvait à l’entrée du temple et faisait face à une autre similaire. Aujourd’hui il ne reste que les piédestaux de ces statues.

Cette statue aurait disparu dans les années 1960 pour resurgir en Europe, chez un antiq

 

uaire londonien en 1975, avant d’être acheté par un collectionneur belge qui voulaits’en séparer l’année passée. Sa valeur est estimée entre 2 et 3 millions d’euros.

Devant l’échec des négociations le Cambodge a donc décidé de saisir la justice américaine et demande le rapatriement du Duryodhana, arguant du fait que cette statue est un objet volé, propriété du Cambodge, entrée en toute illégalité sur le territoire américain.

Ce à quoi s’oppose Sotheby’s qui explique, dans un communiqué, « que le propriétaire de l’objet dispose de documents de propriété datant d’une quarantaine d’années, et qu’il est de bonne foi ». Elle déclare en outre ne pas avoir en sa possession, malgré ses recherches,d’éléments permettant de dater avec précision le moment où la pièce a quitté le Cambodge.