Une expérience hors sentiers battus, près d’Angkor

A l’écart des itinéraires touristiques

Séjour à Banteay Srey

 

 

 

 

 

 

JOUR 1
7:00 – Siem Reap. Départ matinal plein est, vers les monts Kulen et le district de Banteay Srei.

Papillons à Banteay Srey

8:00 – Nous débutons cette journée avec une agréable promenade en forêt, exigeant toutefois de bonnes jambes; cette balade nous mène au sommet de la colline Phnom Bok avec, ultimes récompenses, son petit temple et sa vue panoramique sur la région d’Angkor.

11:00 – Découverte de l’un des joyaux de la période angkorienne, le très peu visité Banteay Samre. http://www.templesangkor.com/index.html#banteaysamre.JPG

13:00 – Déjeuner dans un petit restaurant local, tout près du temple.

14:00 – Plus loin, nous pénétrons dans l’immense volière aux papillons recensant de nombreuses espèces très colorées. Une visite pédagogique où l’on peut observer l’évolution de l’insecte, de l’œuf à l’âge adulte.

15:00 – Les producteurs de sucre de palme nous invitent à déguster leurs productions locales.

Restaurant à Banteay Srey16:00 – Rencontrer les cambodgiens, c’est aussi découvrir leurs temps tourmentés, avec notamment cette courte visite au Musée des mines; peu enclin à ce genre de visite, je recommande aux grands et petits ces 20minutes d’histoire contemporaine.

Nos hôtes à Banteay Srey17:00 – Nos hôtes nous accueillent. Découverte de la vie au village, promenade dans la rizière, charrette à bœuf ou cuisine traditionnelle, chacun y trouve son plaisir.

Nuit à Banteay SreyNuit au village, chez nos amis cambodgiens.

 

 

 

 

 

 

JOUR 2

Le temple Banteay Srey

 

 

 

 

 

 

 

 

7:00 – Après le petit déjeuner, nous sommes les premiers arrivés sur le site exceptionnel de Banteay Srei.
9:00 – Retour sur Siem Reap et poursuite de notre séjour !

Préparer la visite d’Angkor (2ème partie)

Jayavarman-VIIPrécis d’Angkor et ses temples

Préparer la visite d’Angkor, comprendre le site archéologique.

Les grands temples pyramide

Ta Keo (1007), pyramide de grès clair de 22m de hauteur, sans ornementation; ses cinq tours cruciformes sont ouvertes dans les quatre directions. C’est ici qu’apparut la première des galeries.
Baphuon (1060), le plus vaste temple dédié à Shiva construit sur Angkor, en partie détruit par la poussée bouddhiste. Le temple a été récemment restauré. Les bas-reliefs sont très nombreux, le long des murs et des portes, à lire de bas en haut.

Le Palais royal, la grande place

La porte Est du Palais royal (11e siècle) mène à une enceinte rectangulaire clôturée de murs, avec bassins et terrasses.
Le Palais royal, construit en bois a totalement disparu.
Phimeanakas, la chapelle privée du roi, au sommet d’une petite pyramide.
Deux Khleang et douze Prasat Suor Prat forment le cadre d’une grande place devant le palais.
La terrasse des éléphants est située devant le Palais royal, sur l’ère du Bayon.
La terrasse du roi lépreux (13e siècle) dévoile les sept niveaux des enfers.

Les temples bouddhistes plats, du style d’Angkor Wat

Banteay Samré présente un style nouveau, reposant totalement sur piédestaux, se distinguant par sa haute tour en pointe et ses deux galeries. Très beaux frontons.
Thommannon possèdant une tour en pointe de parfaite architecture et Chau Say Tevoda, de style identique, avec Devatas et frontons superposés.
Prasat Wat Athvea, bien que dédié à Shiva, ce petit temple fut construit dans le style bouddhiste.
Beng Mealea, fantastique temple au cœur d’une cite monastique bouddhiste.

Angkor Wat

Angkor Wat (première moitié du 12e siècle) dédié à Vishnu. Bien qu’altéré par la puissance bouddhiste, Angkor Wat reste la Merveille du monde. Visiter le temple l’après-midi en entrant par la porte Ouest. La galerie cruciforme basse est une des étapes du chemin de procession vers la tour du centre. 1850 Devatas bénissent les visiteurs aux bonnes intentions. La galerie des Bas-Reliefs évoque les épopées mythiques de Shiva, Vishnu, Krishna et Rama.
Lok Neak Ta Reach, la gardienne d’Angkor Wat, esprit d’ancêtre résidant dans une statue de Vishnu.

L’ère du Bayon (fin 12e, 13e siècle, bouddhiste)

Ta Prohm (1186), le temple d’un ancêtre, au cœur du monastère bouddhiste, accueillant l’Université Royale. Les arbres aux racines rampantes envahissent murs et galeries.
Banteay Kdei, une cite monastique bien préservée, présentant quatre tours à visages de pierre.
Srah Srang est un Baray ou un bassin situé devant Banteay Kdei avec une terrasse décorée.
Ta Som, petit monastère aux deux tours à visages de pierre. On y découvre 173 Devatas et autres sculptures délicates.
Ta Nei, autre petit monastère caché dans la forêt.
Preah Khan (1191), immense cité monastique hébergeant l’Université Royale de médecine. De belles sculptures dans un labyrinthe de ruines.
Prasat Prei et le voisin Banteay Prei, restes de monastères.
Les ruines de Krol Ko offrent des sculptures au sol.
Banteay Thom, situé au nord d’Angkor, présente trois imposantes tours.
Preah Palilay (14e siècle) montre de jolies sculptures du Bouddha.

Angkor Thom et le Bayon

Le Bayon surpasse l’ensemble. Dédié à Buddha, il présente d’innombrables tours aux visages de pierre, sculptures de Davatas, Apsaras et autres scènes de vie et de mythologie.
Angkor Thom, l’enceinte du Bayon, fait 3Km2; le mur comprend cinq portes. Des Nagas gardent l’entrée de chacune. Les sourires de Bodhisattva sont omniprésents et bénissent les visiteurs.
Les Prasat Chrung sont aux quatre coins de la muraille de 12 Km, accessibles à pied en suivant les remparts.

Préparer la visite d’Angkor (1ère partie)

Précis d'Angkor

Précis d’Angkor et ses temples

Préparer la visite d’Angkor, comprendre le site archéologique.

Angkor, ancienne métropole

Angkor est la capitale de l’ancien empire khmer dominant le sud-est asiatique du 9e au 16e siècle. C’est, avec une étendue de 1.000 km2, la ville la plus importante au monde à cette époque.

Les Maîtres du monde

Les dieux sont les Maîtres du monde; les rois d’Angkor en sont les représentants et dirigent le monde en leur nom, pour la protection du royaume.

Temples d’état

Chaque roi se distingue par la construction d’un temple dédié à son dieu et à son culte. Au début de cette ère est vénéré le dieu hindou Shiva, élevé au titre de dieu national.
Le temple Angkor Wat (première moitié du 12e siècle) est dédié au dieu indou Vishnu. Plusieurs temples bouddhistes sont également érigés dans cette période.
La fin du 12e siècle est marquée par la construction de nombreux temples bouddhistes, sur Angkor et l’ensemble du royaume.

Angkor aujourd’hui

Les temples sont les vestiges les plus remarquables de la capitale. Seuls les temples sont, à l’époque, construits en pierre. Les constructions séculaires, y compris les palais, sont des structures de bois disparues depuis longtemps. Presque toute notre connaissance de l’histoire d’Angkor est révélée par ses ruines.

Les temples primitifs près de Roluos

Bakong (881), le plus vieux temple pyramide, bien préservé, marque le départ effervescent des réalisations Angkoriennes. Un circuit de visite éclairé se doit de débuter ici.
Preah Ko (879), joli temple de petite taille dédié à la mémoire et au salut des ancêtres royaux.
Lolei (893), temple construit sur une ile artificielle du Baray de Lolei aujourd’hui asséché, dédié également aux ancêtres.
Trapeang Phong (début 9e siècle) dévoile les premières Devatas.
Trapeang Totoeng Thngai (10e siècle) révèle fausses portes, bambous, bassins et enfants.

La nouvelle capitale autour de Phnom Bakheng

Phnom Bakheng (environ 900). Cette colline surplombée d’une pyramide est un temple d’état aujourd’hui très endommagé. Une visite en plein jour révèle ses ruines impressionnantes, dignes d’intérêt.
Rong Lmong, une série de charmants petits hôtels situés au pied de la colline jusqu’à Sok Ko Op.
Phnom Bok, avec l’entrée en scène des Devatas sur trois tours en ruines, au sommet d’une colline importante.
Phnom Krom et ses trois tours au sommet de la colline surplombant le lac Tonle Sap, d’où l’on peut apprécier un coucher de soleil.
Baksei Chamkrong (947), une petite pyramide abrupte, remarquable pour son harmonie et son élégance.

Les temples du 10e siècle

Pre Rup (961), un temple pyramide abrupt surmonté de cinq tours de brique. Cinq autres tours sont alignées coté est. Un bel endroit pour voir le coucher du soleil.
Mebon Est (952) dans le Baray sud et ses cinq tours, gardé par d’élégants éléphants.
Prasat Kravan (921) et ses cinq tours de brique, temple dédié à Vishnu. La face intérieure présente de superbes ornementations..
Banteay Srei (967), temple miniature brillamment exécuté et bien préservé; un trésor.
Kbal Spean (11e siècle) où l’eau coulant sur les pierres est consacrée sur ce sanctuaire-rivière.

 

Déclin et chute de la civilisation angkorienne

‘Tout composé est impermanent’. Mahâyâna

Jayavarman-VII

La civilisation angkorienne

L’empire khmer fut un royaume florissant du IXe jusqu’au XIIIe siècle contrôlant, selon les périodes, des régions appelées aujourd’hui Voir la carte Cambodge, Thaïlande, Laos, Viêtnam, Myanmar (Birmanie) jusqu’en Malaisie. Les principaux vestiges de l’empire khmer sont sa capitale Angkor, située à la pointe du lac Tonle Sap*. Aujourd’hui encore, le site d’Angkor témoigne de la richesse de l’empire Khmer, ainsi que de la diversité des croyances religieuses : l’hindouisme, le bouddhisme mahayana et le bouddhisme theravada. La civilisation khmère fut très influencée par la vie culturelle indienne. Le bouddhisme s’est progressivement imposé à côté de l’adoration de Shiva et autres divinités hindouistes tout en cohabitant avec le culte du Dieu-roi. Excepté les inscriptions taillées dans la pierre, aucun témoignage écrit n’existe. Ce que nous savons de cette période de la civilisation khmère se limite à l’épigraphie découverte lors de fouilles archéologiques, aux épitaphes visibles sur certains monuments, aux exceptionnels bas-reliefs visibles dans certains temples décrivant des exploits guerriers et la vie quotidienne, enfin quelques récits de voyageurs, missionnaires, marchands ou émissaires chinois.

*Cette implantation ne fut sans doute pas le fruit du hasard. La vie autour du lac Tonle Sap, zone humide intérieure la plus importante d’Asie du Sud-est, est directement lié au cycle annuel des inondations. Élevée au rang de ‘Réserve biosphère’ par les Nations Unies en raison de son importance environnementale, le Tonlé Sap représente l’une des réserves d’eau douce les plus productives en matière de pêche dans le monde. Par un phénomène hydrologique unique, la rivière Tonle Sap va en effet s’écouler quelque mois, faisant baisser le niveau du lac de façon considérable, avant de renverser son cours à la saison humide, refoulée par les eaux du Mékong, pour remplir le lac à nouveau sur 1 à 1.6 million hectares.

Jayavarman VII

Ce roi est connu comme le dernier grand roi d’Angkor et pour les grands travaux réalisés durant son règne, notamment la nouvelle capitale, baptisée Angkor Thom qu’il a créée. Les photographies satellite ont révélé qu’Angkor Thom – dont la population était estimée à un million d’habitants – était étendu sur plus de 1.000 kilomètres carré ce qui en fait le centre urbain connu le plus vaste du monde préindustriel. Un réseau routier fut développé pour connecter les villes de l’empire. Sur ces routes, 121 gites d’étape furent créés pour les marchands, les fonctionnaires et les voyageurs. Enfin, 102 hôpitaux furent disséminés sur l’ensemble du territoire.

Déclin et chute d’Angkor

Une thèse récente attribue la chute de la civilisation angkorienne et de l’empire angkorien à un désastre écologique et à une faillite des infrastructures. La prospérité du pays reposait sur un système hydraulique élaboré de réservoirs (Baray) et de canaux utilisés pour le commerce, les déplacements et l’irrigation. Dans le même temps, de nouvelles zones de forêt furent défrichées sur les monts Kulen au profit de rizières nécessaires pour nourrir des habitants de plus en plus nombreux. Cela favorisa l’érosion des sols et les eaux de pluie ne tardèrent pas à transporter des sédiments qui encombrèrent le réseau de canaux, qui avaient de plus en plus de difficultés à répondre aux besoins croissants de la population. Ces canaux, ne pouvant plus remplir efficacement leurs rôles, le manque d’eau se fit bientôt sentir, entrecoupé d’inondations massives que les digues en mauvais état ne pouvaient plus trop contenir.

Angkor Thom

Angkor Thom est la grande cité capitale de Jayavarman VII (1181-1218)

 

La cité d'Angkor Thom

Porte de la Victoire

D’une superficie de 9 km2, Angkor Thom comprend les Portes d’Angkor Thom, les ruines du Palais Royal et un certain nombre de temples, Preah Palilay, Preah Pithu, mais surtout le Temple-Montagne Baphuon et l’envoûtant temple Bayon, la terrasse des Eléphants et la terrasse du Roi Lépreux.

A la vue de l’ensemble de ces monuments, il est facile d’imaginer la splendeur de cette grande capitale et la population considérable qui devait vivre dans l’enceinte de cette cité.

Les Portes d’Angkor Thom
Les visages des rois gardiens de l’espace protègent la cité. L’enceinte d’Angkor Thom, un carré de 3 kilomètres de côté, circonscrit la ville de Jayavarman VII dans un but à la fois défensif et symbolique. Haute de 8 mètres, cette immense muraille est surmontée d’un chemin de ronde aux angles duquel quatre petits temples, les Prasat Chrung, abritaient chacun une inscription à la gloire du souverain. Des douves de 100 mètres de large doublent cette enceinte vers l’extérieur et ne peuvent être franchies qu’en cinq points par des chaussées bordées de 54 géants d’aspect bienveillant, à gauche, effrayant, à droite. Ces personnages soulèvent le corps d’un gigantesque nâga polycéphale dont les têtes déployées en ogive accueillent le visiteur. On a interprété ce thème comme celui du barattage de la mer de lait rapporté à l’échelle de la ville toute entière mais il se peut aussi que les géants et les nâga soient simplement les gardiens de la cité. Les visages des portes semblent, par ailleurs, devoir être identifiés comme ceux des rois gardiens de l’espace, veillant sur la ville.

Le Palais Royal
Il a presque disparu. Ce qu’il en reste se trouve dans l’aire de Phimeanakas, sur la Terrasse des Eléphants et la Terrasse du Roi Lépreux. Le vaste site du Palais royal, au nord immédiat du Baphuon, est ceint d’une muraille en latérite haute de 5 mètres depuis la fin du Xè siècle. Ouvrant sur l’extérieur par cinq gopura de modestes dimensions, le palais -dont les bâtiments étaient en bois et ne se sont pas conservés -est comme retranché derrière sa muraille et abrite le petit temple-montagne du Phimeanakas, considéré comme une sorte de temple royal privé. C’est là, d’après le témoignage du voyageur chinois Zhou Daguan qui séjourna quelques mois à Angkor à la fin du XIIIè siècle, que le roi montait chaque soir, s’unir à un génie serpent d’apparence féminine et assurait magiquement la prospérité et la paix du royaume.

La Terrasse des Eléphants
Depuis la terrasse des Éléphants, aménagée à l’avant du palais sous Jayavarman VII et modifiée à plusieurs reprises par la suite, le roi et la cour assistaient, toujours selon Zhou Daguan, aux défilés et fêtes somptueuses qui se déroulaient sur la Place royale. La Terrasse des Eléphants, longue de 300 mètres, presente tout le long une grande variété de sculptures, représentations de processions d’éléphants avec des fleurs de lotus autour de leur trompe, de Garudas et des lions.

La Terrasse du Roi Lépreux
Comme la terrasse des Éléphants, dans le prolongement de laquelle elle se trouve, la terrasse du Roi lépreux a été aménagée sous Jayavarman VII et modifiée par la suite. Cette terrasse doit son nom à une statue du dieu Yama de date incertaine qui y trônait autrefois. La sculpture est aujourd’hui conservée au musée national de Phnom-Penh. Recouverte de lichens, l’image était tenue par les habitants de la région pour la représentation d’un roi ayant contracté la lèpre, après avoir été touché par le sang d’un de ses conseillers qu’il venait de tuer. Dans sa hâte à guérir, le souverain fit périr le jeune ascète venu le soigner et emporta sa maladie devenue incurable dans la tombe. Au-delà de la légende, cette terrasse est considérée comme le lieu hypothétique où se tenaient les crémations royales en raison de son iconographie et de sa localisation au nord du palais.

10 conseils pour visiter Angkor

Moines bouddhistes sur Angkor Wat

Moines bouddhistes sur Angkor Wat

  • Choisissez la bonne période : La haute saison touristique va de novembre à mars. Les temples sont moins visités en avril car il peut faire chaud et en mai car la mousson peut arriver. Peu de touristes fréquentent les temples de juin à septembre, saison des pluies. Il faut savoir que ces pluies ne sont jamais continuelles. La nature est verdoyante et la pierre des temples luisante. De la mi-octobre à novembre la pluie s’atténue, les touristes ne sont pas nombreux.
  • Équipez-vous : portez des vêtements aérés, prévoyez un petit imperméable, portez des chaussures légères et confortables, avec de bonnes semelles; le pavage des temples est irrégulier et peut être glissant quand il est humide. Prenez un parapluie contre la pluie ou le soleil. Une lampe électrique peut être utile pour visiter les pièces sombres. Une paire de jumelles permet d’apprécier les détails des structures en hauteur. Nous vous fournissons sur place le manuel d’exploration d’Angkor.
  • Informez-vous pour acquérir quelques notions sur l’hindouisme, le bouddhisme theravada. La plupart des guides papiers ont une section portant sur le sujet.
  • Choisissez un bon guide. Chaque temple a son histoire et ses secrets. Visitez les temples avec un guide d’Angkor ayant vocabulaire et connaissance.
  • Evitez la foule : la majorité des guides -et donc la plupart des touristes- suivent les mêmes itinéraires pour, le soir, se retrouver tous sur la colline Phnom Bakheng. Heureusement, il y a d’autre façons de visiter les temples d’Angkor.
  • Démarrez tôt le matin. La température est agréable, la lumière idéale pour la photographie.
  • Pour vous déplacer sur le site d’Angkor, préférez le tuk-tuk plutôt que le véhicule air conditionné. Les cris stridents des cigales et les parfums de la forêt d’Angkor font partie du plaisir.
  • Renoncez à vouloir tout voir. Il existe plusieurs centaines de temples sur la zone archéologique ! Préférez la qualité plutôt que la quantité.
  • Rencontrez les gens des temples : quelques enfants et leurs parents entretenant les allées donnent un peu de vie à la pierre des temples. Un sourire, une parole occasionnent parfois une rencontre, un souvenir impérissable.
  • Visitez les musées : le musée national à Phnom Penh, abritant de nombreuses pièces d’une valeur inestimable, sauvées du pillage des temples d’Angkor. A votre retour, visitez le musée Guimet à Paris.

 

Une statue de grès proposée dans une vente aux enchères à New York. Le gouvernement cambodgien demande la restitution de l’objet.

 

En mars 2011, le Cambodge prend connaissance qu’une statue en grès de 1,5 mètre de Duryodhana, un guerrier de la mythologie hindoue, est mise en vente aux enchères à New York. Il parvient à faire annuler la vente et tente, durant un an, de négocier amicalement avec Sotheby’s le retour de cet objet.

Car, pour le Cambodge, cela ne fait aucun doute : cette pièce a été arrachée au temple Prasat Chen, dans le complexe de Koh Ker, situé à une centaine de kilomètres des temples d’Angkor, à mi-chemin entre Siem Reap et Preah Vihear. Koh Ker a été une des capitales de l’empire khmer entre 928 et 944 fondée par Jayavarman IV. Elle se trouvait à l’entrée du temple et faisait face à une autre similaire. Aujourd’hui il ne reste que les piédestaux de ces statues.

Cette statue aurait disparu dans les années 1960 pour resurgir en Europe, chez un antiq

 

uaire londonien en 1975, avant d’être acheté par un collectionneur belge qui voulaits’en séparer l’année passée. Sa valeur est estimée entre 2 et 3 millions d’euros.

Devant l’échec des négociations le Cambodge a donc décidé de saisir la justice américaine et demande le rapatriement du Duryodhana, arguant du fait que cette statue est un objet volé, propriété du Cambodge, entrée en toute illégalité sur le territoire américain.

Ce à quoi s’oppose Sotheby’s qui explique, dans un communiqué, « que le propriétaire de l’objet dispose de documents de propriété datant d’une quarantaine d’années, et qu’il est de bonne foi ». Elle déclare en outre ne pas avoir en sa possession, malgré ses recherches,d’éléments permettant de dater avec précision le moment où la pièce a quitté le Cambodge.