Pourquoi visiter Battambang?

La ville de Battambang témoigne de l’histoire contemporaine khmère et de la grande ferveur bouddhiste au Cambodge.

Battambang révèle bien des charmes et des richesses. On recense de nombreuses pagodes. Ses temples pré-angkoriens du 11ème siècle offrent au visiteur un panel de pierres de tailles et de couleurs variées – Wat Ek Phnom, Phnom Banan notamment -. Ses collines surplombent de vastes plaines au-dessus desquelles, tous les soirs, des millions de chauves-souris volent et offrent aux touristes de passage un spectacle unique – colline de Phnom Sampov -. 

Les coutumes et activités traditionnelles – marché aux poissons, ateliers de confection de nem, galettes de riz, bananes séchées – méritent aussi le détour.

Battambang peut être découverte à vélo ou à petite moto.

Comment se rendre à Battambang :

A partir de Phnom Penh : 6 heures de route. A partir de Siem Reap : 4 heures de route ou 7 heures de bateau.

Les éléphants du Mondulkiri

En Asie, l´éléphant est associé à la sagesse, à la mémoire, à l´intelligence, au bonheur, à la longévité et à la chance. 

”Doté d´une grande force physique, mentale et spirituelle, l´éléphant est la monture des rois et des guerriers. Symbole de stabilité et d´immutabilité, il permet à celui qui l´invoque, de réaliser ses souhaits. Il incarne aussi la connaissance, capable d´éveiller l´homme à la conscience de son destin.”

L´éléphant au Cambodge serait en voie de disparition. Ainsi, dans la région du Mondulkiri divers projets et organisations non gouvernementales ont pour mission d´assurer la sauvegarde des éléphants extraits de certains réseaux d´exploitation – travaux forcés et excursions touristiques notamment -. Les éléphants rescapés sont soignés et réintégrés au sein de leur milieu de vie – sanctuaires protégés – afin de leur permettre de recouvrer leur autonomie.

Les voyageurs peuvent observer et suivre les pachidermes dans leur habitat naturel, identifier les liens noués avec les communautés locales en charge de leur survie, s´en approcher afin de les nourrir et de les laver.

La fête du nouvel an khmer

Le nouvel an khmer – Choul Chnam Thmey – est célébré chaque année au mois d´avril, aux alentours des 13 ou 14, 15 et 16 avril. Le nouvel an s´aligne sur le calendrier bouddhiste – nous aurions ainsi entamé l´an 2563 de l’ère bouddhiste.

Les festivités durent 3 jours et démarrent à la fin de la saison des récoltes.

Le 1er jour – Maha Sangkran – marque l´entrée du nouvel an. Les cambodgiens vont au temple, rendent hommage à Buddha et aux moines en vue de recevoir leur bénédiction. Ils commémorent leurs ancêtres.

Le deuxième jour – Virak Vanabat – est consâcré aux oeuvres de charité et à l´aide apportée aux plus démunis. Les enfants offrent des cadeaux à leurs parents et grand-parents. La famille se réunit généralement autour d´un bon repas.

Le troisième jour – Vearak Loeng Sak ou T´ngai Loeng Sak – est réservé au lavage des statues du Bouddha et des moines. Ce rituel important symbolise la purification intérieure en vue d´éloigner toute mauvaise intention et/ou action. Les cambodgiens se souhaitent mutuellement longévité, chance, bonheur et prospérité.

Le pays entier semble être en effervescence. Phnom Penh est désertée. Le peuple chante, danse, organise des jeux populaires et traditionnels. Les festivités du nouvel an khmer sont l’occasion de se réunir en famille, entre amis et entre villages.

La petite ville de Siem Reap est particulièrement agitée et organise de nombreuses attractions – le plus souvent dans l´enceinte du parc archéologique des temples d´Angkor -: démonstrations de combats et danses traditionnels khmers, jeux, cérémonies religieuses.

Enfin, une des plus grandes joies des enfants est de se livrer à des jeux et batailles d´eau.

Le village de Chiro

Une petite route bordée de maisons traditionnelles khmères mène à Chiro,  village posé sur la rive gauche du Mékong, face à Kampong Cham.

La culture du riz, de l’hévéa, de l’anacardier (ou pommier-cajou), de fruits et de pêche sur Mékong constituent l’essentiel de l’activité du village.

Les Guides du Mékong soutiennent depuis ses débuts la petite association du village luttant depuis 2007, année de sa création, contre la pauvreté par l’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi.

Les enfants issus de familles nécessiteuses suivent des cours d’anglais, de khmer, de mathématique, d’informatique, de musique et de danse traditionnelle.

Les enseignements dispensés par des locaux s’entourent de volontaires internationaux apportant leurs connaissances et leurs savoir-faire dans ces différents domaines.

L’association fonctionne sur des fonds propres et les dons mais également grâce au déploiement d’activités touristiques locales : ballade en bateau et pêche sur le Mékong, activités agricoles, cours de cuisine khmère. Les charmants petits  bungalows de bambou posés sur la rive du fleuve font la joie du touriste de passage. Le Bamboo Cafe propose ses  petits déjeuners occidentaux et petits plats de cuisine locale.

Les crépuscules sont bercés par le chant des criquets, les aurores par celui des coqs. Les enfants s’amusent de petits riens.

L’association souhaiterait s’agrandir et intégrer l’éducation nationale, développer l’artisanat en vue de créer des emplois en faveur des femmes notamment.

La durée minimale du volontariat, comprise entre 3 et 4 semaines, varie en fonction des projets et des besoins locaux, mais aussi des compétences de toute personne souhaitant contribuer à cette œuvre.

La communauté ethnique Bunong

L’ethnie tribale Bunong

La communauté ethnique Bunong ou Phnongsauvages en langue khmer – est un peuple indigène vivant dans l’une des régions les moins peuplées du Cambodge, le Mondolkiri. Ce peuple autochtone vit d´agriculture (riz, hévéa, anacardier, légumes divers), de cueillette, d´élevage, de pêche et de chasse. Il vit en étroite symbiose avec son environnement, notamment la forêt, grâce à laquelle il survit depuis plus de 2.000 ans. Il est par ailleurs réputé pour ses qualités de dressage d´éléphants. Cette tribu majoritaire est animiste en ce qu´elle croit tant en les esprits de la forêt que dans le pouvoir des ancêtres.

Si ce peuple s´habille, mange et travaille comme nous, il ne parle pas le khmer, langue nationale du Cambodge. Des projets éducatifs visant à l´enseignement de la langue khmer sont mis en oeuvre.

En dépit de la déforestation croissante des lieux et de la modernisation des nouvelles générations, la communauté Bunong, en perte d´identité culturelle, se bat en vue de préserver ses terres, ses ressources, ses traditions. Certains projets aident et appuient une telle action afin de perpétrer l´originalité et les particularismes de cette ethnie.

 

Le village de Putang, un village Bunong

L´un des trekking organisés dans les alentours de Sen Monorom achève sa course de 18 kilomètres dans le village de Putang, un village Bunong au sein duquel vivent de nombreux guides de randonnée.

Aux habitations traditionnelles de huttes de paille se substituent progressivement de jolies et coquettes maisons en bois. Le peuple Bunong cohabite avec les animaux qu´il élève notamment les buffles, les vaches, les cochons, la volaille, les chats et les chiens.

Activités quotidiennes au Baray Occidental

La construction de ce grand réservoir d’eau date du 11e siècle. Commencée sous le règne de Suryavarman I, elle se serait achevée sous Udayadityavarman II. En son centre parfait se dresse un ilot artificiel sur lequel est bâti le Mebon occidental, petit temple rarement visité. Si les fouilles archéologiques ont permis de déceler des zones habitables ainsi que des champs de riz, une partie de ce vaste espace protégé est occupé par de modestes activités de pêche, culture et pâturage. Au déploiement des filets de pêche se mêle le souffle des buffles parcourant les zones sèches ou humides selon la saison, sous le regard attentif de leurs gardiens.

Les pépites

Documentaire de xavier Lauzanne, Les Pépites

Documentaire de xavier Lauzanne, Les Pépites. 1 h 28 – Sort en salle le 5 octobre 2016

 

 

 

 

 

Ce film met en lumière la remarquable action de l’association « Pour un sourire d’enfant », fondée au Cambodge par Christian et Marie-France Des Pallières.

Aujourd’hui, ils ont 25 ans et finissent leurs études ou commencent à travailler. Tous, lorsqu’ils étaient enfants, devaient fouiller, pour survivre, dans la décharge « à ciel ouvert » de Phnom-Penh, au Cambodge. C’est là que Christian et Marie-France, un couple de voyageurs français, les rencontrent, il y a plus de vingt ans. Ils décident alors de se battre sans limite pour sortir ces enfants de cet enfer. A ce jour, ils ont permis à près de 10.000 enfants d’accéder à l’éducation pour se construire un avenir.

Fondée au Cambodge au milieu des années 1990, l’association « Pour un sourire d’enfant » (PSE) a permis à des milliers de gamins, chiffonniers risquant leur vie sur l’immense décharge de Steung Meanchey, dans la banlieue de Phnom Penh, de sortir de la misère, d’accéder à l’éducation et de bénéficier de formations professionnelles de qualité.

Les auteurs de cette prouesse, accomplie en moins de vingt ans, sont Marie-France et Christian Des Pallières, « Papy » et « Mamy », un couple de retraités français qui a toujours eu le goût du voyage et du partage. Un couple étonnant et réjouissant, qui a toujours eu, aussi, l’énergie de traduire ses idées en actes, qu’il s’agisse de faire le tour du monde en camping-car, de monter un spectacle itinérant – avec leurs propres enfants, à partir de La Mélodie du bonheur – où d’infléchir le funeste destin de petits Cambodgiens nés dans la misère et promis à la misère.

La vie du cirque

Le cirque cambodgien

Le cirque cambodgien

Après ses timides débuts il y a 20 ans à Battambang suivi par plusieurs tournées triomphales à travers le monde, les jeunes artistes cambodgiens de l’école du cirque Phare sont applaudis tous les soirs sous leur chapiteau de Siem Reap. On admire leur énergie, leur passion et leur talent.
Issus de milieux socio-économiques extrêmement défavorisés, ces jeunes ont choisi une voie difficile, celle de la perfection dans une discipline particulièrement éprouvante, le cirque, pour atteindre les sommets de cet art populaire.
On est surpris par tant d’audace, de gaité, de spontanéité sur scène.
On arrivera à 19H00 pour la représentation de 19h30.

Les maisons traditionnelles du Cambodge

Les différences de conception des maisons dépendent essentiellement des moyens financiers de la famille ainsi que des matériaux disponibles. Les maisons de petits fermiers ont généralement des murs de nattes de feuilles de palmier locaux :

Des planches de bois alignées horizontalement ou verticalement habillent les murs des maisons plus sophistiquées, Voici quelques beaux spécimens de maisons traditionnelles cambodgiennes.

Tuk-Tuk Story

 

tuktuk2Le Tuk-Tuk de Siem-Reap aux lignes raffinées possède une légèreté et une élégance que ne partage pas son homologue de Phnom-Penh.

Le Tuk-Tuk de Phnom Penh est triste.
Avec ses nombreuses fautes de goût, ses panneaux publicitaires, son avancée du toit sur la tête du conducteur (oui, c’est pratique contre le soleil et la pluie, mais quelle laideur), ses roues à barreau, le carrosse s’est transformé en citrouille, en charrette d’acier où l’on peut même, c’est un comble, s’y sentir parfois enfermé.

Le Tuk-Tuk de Siem-Reap est tout autre et cette magnifique invention de l’homme mériterait d’être listée au Patrimoine Mondial de l’Humanité. C’est le moyen de transport idéal pour se déplacer sans stress. Les passagers jouissent d’une vue panoramique à 360 degrés et sont en contact étroit avec leur environnement. Très convivial, on apprécie les rencontres spontanées aux feux rouges, lorsqu’une bicyclette s’arrête tout à côté, les senteurs parfumées des allées menant aux temples d’Angkor, la caresse de l’air frais du petit matin, le chant strident des cigales annonçant une chaude journée, les premières gouttes de pluie d’un orage, que de moments de bonheur !

Toujours extrêmement vigilant, le pilote jette régulièrement un œil dans ses rétroviseurs grand-angle et guette la moindre requête de ses passagers. Cette proximité facilite la transmission des ordres : tournez à droite, tournez à gauche, ne roulez pas trop vite, arrêtez-vous là ! Chop chop !

Venons-en maintenant à la fabrication du véritable Tuk-Tuk. On dénombre plusieurs fabricants sur Siem-Reap. Si les dimensions restent strictement les mêmes d’un atelier à l’autre (101cm ou 91 cm), la qualité et le soin apporté à la fabrication sont tout autres. Le prix varie de 700 à 900 USD, selon la largeur et la finition.