La vie du cirque

Le cirque cambodgien

Le cirque cambodgien

Après ses timides débuts il y a 20 ans à Battambang suivi par plusieurs tournées triomphales à travers le monde, les jeunes artistes cambodgiens de l’école du cirque Phare sont applaudis tous les soirs sous leur chapiteau de Siem Reap. On admire leur énergie, leur passion et leur talent.
Issus de milieux socio-économiques extrêmement défavorisés, ces jeunes ont choisi une voie difficile, celle de la perfection dans une discipline particulièrement éprouvante, le cirque, pour atteindre les sommets de cet art populaire.
On est surpris par tant d’audace, de gaité, de spontanéité sur scène.
On arrivera à 19H00 pour la représentation de 19h30.

Moins de carbone, plus de forêt ! Réduire l’empreinte Carbone

Réduire l’empreinte Carbone : des purificateurs d’eau en céramique fabriqués au Cambodge.

Eau potable au Cambodge

L’accès à l’eau potable sans empreinte Carbone

Prix du National Energy Globe Award pour le Cambodge (2013), Prix Ashden (2012), la GIZ Business Award IMPACT (2011)
Au Cambodge, près de deux millions de ménages ruraux n’ont pas accès à une eau potable salubre. Alors que l’eau bouillante permet de réduire l’exposition aux maladies transmises par l’eau, la pollution de l’air intérieur créé par des feux de bois provoque des problèmes respiratoires et cardiaques graves, surtout pour les enfants. Ces millions de petits brûlots quotidiens alimentés au charbon de bois contribuent également de manière significative à la déforestation du Cambodge.
Hydrologic, entreprise cambodgienne, fournit aux familles rurales un accès à l’eau propre potable grâce à ses filtres à eau en céramique.

 

Angkor Thom

Angkor Thom est la grande cité capitale de Jayavarman VII (1181-1218)

 

La cité d'Angkor Thom

Porte de la Victoire

D’une superficie de 9 km2, Angkor Thom comprend les Portes d’Angkor Thom, les ruines du Palais Royal et un certain nombre de temples, Preah Palilay, Preah Pithu, mais surtout le Temple-Montagne Baphuon et l’envoûtant temple Bayon, la terrasse des Eléphants et la terrasse du Roi Lépreux.

A la vue de l’ensemble de ces monuments, il est facile d’imaginer la splendeur de cette grande capitale et la population considérable qui devait vivre dans l’enceinte de cette cité.

Les Portes d’Angkor Thom
Les visages des rois gardiens de l’espace protègent la cité. L’enceinte d’Angkor Thom, un carré de 3 kilomètres de côté, circonscrit la ville de Jayavarman VII dans un but à la fois défensif et symbolique. Haute de 8 mètres, cette immense muraille est surmontée d’un chemin de ronde aux angles duquel quatre petits temples, les Prasat Chrung, abritaient chacun une inscription à la gloire du souverain. Des douves de 100 mètres de large doublent cette enceinte vers l’extérieur et ne peuvent être franchies qu’en cinq points par des chaussées bordées de 54 géants d’aspect bienveillant, à gauche, effrayant, à droite. Ces personnages soulèvent le corps d’un gigantesque nâga polycéphale dont les têtes déployées en ogive accueillent le visiteur. On a interprété ce thème comme celui du barattage de la mer de lait rapporté à l’échelle de la ville toute entière mais il se peut aussi que les géants et les nâga soient simplement les gardiens de la cité. Les visages des portes semblent, par ailleurs, devoir être identifiés comme ceux des rois gardiens de l’espace, veillant sur la ville.

Le Palais Royal
Il a presque disparu. Ce qu’il en reste se trouve dans l’aire de Phimeanakas, sur la Terrasse des Eléphants et la Terrasse du Roi Lépreux. Le vaste site du Palais royal, au nord immédiat du Baphuon, est ceint d’une muraille en latérite haute de 5 mètres depuis la fin du Xè siècle. Ouvrant sur l’extérieur par cinq gopura de modestes dimensions, le palais -dont les bâtiments étaient en bois et ne se sont pas conservés -est comme retranché derrière sa muraille et abrite le petit temple-montagne du Phimeanakas, considéré comme une sorte de temple royal privé. C’est là, d’après le témoignage du voyageur chinois Zhou Daguan qui séjourna quelques mois à Angkor à la fin du XIIIè siècle, que le roi montait chaque soir, s’unir à un génie serpent d’apparence féminine et assurait magiquement la prospérité et la paix du royaume.

La Terrasse des Eléphants
Depuis la terrasse des Éléphants, aménagée à l’avant du palais sous Jayavarman VII et modifiée à plusieurs reprises par la suite, le roi et la cour assistaient, toujours selon Zhou Daguan, aux défilés et fêtes somptueuses qui se déroulaient sur la Place royale. La Terrasse des Eléphants, longue de 300 mètres, presente tout le long une grande variété de sculptures, représentations de processions d’éléphants avec des fleurs de lotus autour de leur trompe, de Garudas et des lions.

La Terrasse du Roi Lépreux
Comme la terrasse des Éléphants, dans le prolongement de laquelle elle se trouve, la terrasse du Roi lépreux a été aménagée sous Jayavarman VII et modifiée par la suite. Cette terrasse doit son nom à une statue du dieu Yama de date incertaine qui y trônait autrefois. La sculpture est aujourd’hui conservée au musée national de Phnom-Penh. Recouverte de lichens, l’image était tenue par les habitants de la région pour la représentation d’un roi ayant contracté la lèpre, après avoir été touché par le sang d’un de ses conseillers qu’il venait de tuer. Dans sa hâte à guérir, le souverain fit périr le jeune ascète venu le soigner et emporta sa maladie devenue incurable dans la tombe. Au-delà de la légende, cette terrasse est considérée comme le lieu hypothétique où se tenaient les crémations royales en raison de son iconographie et de sa localisation au nord du palais.

10 conseils pour visiter Angkor

Moines bouddhistes sur Angkor Wat

Moines bouddhistes sur Angkor Wat

  • Choisissez la bonne période : La haute saison touristique va de novembre à mars. Les temples sont moins visités en avril car il peut faire chaud et en mai car la mousson peut arriver. Peu de touristes fréquentent les temples de juin à septembre, saison des pluies. Il faut savoir que ces pluies ne sont jamais continuelles. La nature est verdoyante et la pierre des temples luisante. De la mi-octobre à novembre la pluie s’atténue, les touristes ne sont pas nombreux.
  • Équipez-vous : portez des vêtements aérés, prévoyez un petit imperméable, portez des chaussures légères et confortables, avec de bonnes semelles; le pavage des temples est irrégulier et peut être glissant quand il est humide. Prenez un parapluie contre la pluie ou le soleil. Une lampe électrique peut être utile pour visiter les pièces sombres. Une paire de jumelles permet d’apprécier les détails des structures en hauteur. Nous vous fournissons sur place le manuel d’exploration d’Angkor.
  • Informez-vous pour acquérir quelques notions sur l’hindouisme, le bouddhisme theravada. La plupart des guides papiers ont une section portant sur le sujet.
  • Choisissez un bon guide. Chaque temple a son histoire et ses secrets. Visitez les temples avec un guide d’Angkor ayant vocabulaire et connaissance.
  • Evitez la foule : la majorité des guides -et donc la plupart des touristes- suivent les mêmes itinéraires pour, le soir, se retrouver tous sur la colline Phnom Bakheng. Heureusement, il y a d’autre façons de visiter les temples d’Angkor.
  • Démarrez tôt le matin. La température est agréable, la lumière idéale pour la photographie.
  • Pour vous déplacer sur le site d’Angkor, préférez le tuk-tuk plutôt que le véhicule air conditionné. Les cris stridents des cigales et les parfums de la forêt d’Angkor font partie du plaisir.
  • Renoncez à vouloir tout voir. Il existe plusieurs centaines de temples sur la zone archéologique ! Préférez la qualité plutôt que la quantité.
  • Rencontrez les gens des temples : quelques enfants et leurs parents entretenant les allées donnent un peu de vie à la pierre des temples. Un sourire, une parole occasionnent parfois une rencontre, un souvenir impérissable.
  • Visitez les musées : le musée national à Phnom Penh, abritant de nombreuses pièces d’une valeur inestimable, sauvées du pillage des temples d’Angkor. A votre retour, visitez le musée Guimet à Paris.

 

L’élimination. Mémoire de Rithy Panh

eliminitation1« A douze ans, je perds toute ma famille en quelques semaines. Mon grand frère, parti seul à pied vers notre maison de Phnom Penh. Mon beau-frère médecin, exécuté au bord de la route. Mon père, qui décide de ne plus s’alimenter. Ma mère, qui s’allonge à l’hôpital de Mong, dans le lit où vient de mourir une de ses filles. Mes nièces et mes neveux. Tous emportés par la cruauté et la folie khmère rouge. J’étais sans famille. J’étais sans nom. J’étais sans visage. Ainsi je suis resté vivant, car je n’étais plus rien. »

Trente ans après la fin du régime de Pol Pot, qui fit 1.7 millions de morts, l’enfant est devenu un cinéaste réputé. Il décide de questionner un des grands responsables de ce génocide : Duch, qui n’est ni un homme banal ni un démon, mais un organisateur éduqué, un bourreau qui parle, oublie, ment, explique, travaille sa légende.

L’élimination est le récit de cette confrontation hors du commun. Un grand livre sur notre histoire, sur la question du mal, dans la lignée de Si c’est un homme de Primo Levi, et de La nuit d’Elie Wiesel.

Lélimination de Rithy Pan avec Christophe Bataille, éditions Grasset,

Prix essai France Télévision 2012.

 

Le Train Bamboo

Le Bambou Train à Battambang - CambodgeDe passage à Battambang,  ville située à l’est de Siem Reap (Angkor), ne surtout pas manquer pas le Train Bamboo ou Bamboo Train, expérience extraordinaire. Pour une poignée de dollars, embarquez le TGV des rizières, petite plate-forme de planches et bambou motorisée. Vous rencontrerez les villageois qui l’utilisent au quotidien pour transporter leurs marchandises.

Le petit chariot roule a 50 km/heures sur une voie ferrée datant de la colonisation, entretenue avec les moyens du bord. Il n’y a aucun risque, le chauffeur est prudent. Chose incroyable, lorsqu’un autre Bamboo Train arrive en face, tout le monde descend, y compris le charriot démonté en 2mn !

Tuk-Tuk Story

 

tuktuk2Le Tuk-Tuk de Siem-Reap aux lignes raffinées possède une légèreté et une élégance que ne partage pas son homologue de Phnom-Penh.

Le Tuk-Tuk de Phnom Penh est triste.
Avec ses nombreuses fautes de goût, ses panneaux publicitaires, son avancée du toit sur la tête du conducteur (oui, c’est pratique contre le soleil et la pluie, mais quelle laideur), ses roues à barreau, le carrosse s’est transformé en citrouille, en charrette d’acier où l’on peut même, c’est un comble, s’y sentir parfois enfermé.

Le Tuk-Tuk de Siem-Reap est tout autre et cette magnifique invention de l’homme mériterait d’être listée au Patrimoine Mondial de l’Humanité. C’est le moyen de transport idéal pour se déplacer sans stress. Les passagers jouissent d’une vue panoramique à 360 degrés et sont en contact étroit avec leur environnement. Très convivial, on apprécie les rencontres spontanées aux feux rouges, lorsqu’une bicyclette s’arrête tout à côté, les senteurs parfumées des allées menant aux temples d’Angkor, la caresse de l’air frais du petit matin, le chant strident des cigales annonçant une chaude journée, les premières gouttes de pluie d’un orage, que de moments de bonheur !

Toujours extrêmement vigilant, le pilote jette régulièrement un œil dans ses rétroviseurs grand-angle et guette la moindre requête de ses passagers. Cette proximité facilite la transmission des ordres : tournez à droite, tournez à gauche, ne roulez pas trop vite, arrêtez-vous là ! Chop chop !

Venons-en maintenant à la fabrication du véritable Tuk-Tuk. On dénombre plusieurs fabricants sur Siem-Reap. Si les dimensions restent strictement les mêmes d’un atelier à l’autre (101cm ou 91 cm), la qualité et le soin apporté à la fabrication sont tout autres. Le prix varie de 700 à 900 USD, selon la largeur et la finition.

Une statue de grès proposée dans une vente aux enchères à New York. Le gouvernement cambodgien demande la restitution de l’objet.

 

En mars 2011, le Cambodge prend connaissance qu’une statue en grès de 1,5 mètre de Duryodhana, un guerrier de la mythologie hindoue, est mise en vente aux enchères à New York. Il parvient à faire annuler la vente et tente, durant un an, de négocier amicalement avec Sotheby’s le retour de cet objet.

Car, pour le Cambodge, cela ne fait aucun doute : cette pièce a été arrachée au temple Prasat Chen, dans le complexe de Koh Ker, situé à une centaine de kilomètres des temples d’Angkor, à mi-chemin entre Siem Reap et Preah Vihear. Koh Ker a été une des capitales de l’empire khmer entre 928 et 944 fondée par Jayavarman IV. Elle se trouvait à l’entrée du temple et faisait face à une autre similaire. Aujourd’hui il ne reste que les piédestaux de ces statues.

Cette statue aurait disparu dans les années 1960 pour resurgir en Europe, chez un antiq

 

uaire londonien en 1975, avant d’être acheté par un collectionneur belge qui voulaits’en séparer l’année passée. Sa valeur est estimée entre 2 et 3 millions d’euros.

Devant l’échec des négociations le Cambodge a donc décidé de saisir la justice américaine et demande le rapatriement du Duryodhana, arguant du fait que cette statue est un objet volé, propriété du Cambodge, entrée en toute illégalité sur le territoire américain.

Ce à quoi s’oppose Sotheby’s qui explique, dans un communiqué, « que le propriétaire de l’objet dispose de documents de propriété datant d’une quarantaine d’années, et qu’il est de bonne foi ». Elle déclare en outre ne pas avoir en sa possession, malgré ses recherches,d’éléments permettant de dater avec précision le moment où la pièce a quitté le Cambodge.