Chong Kneas, Kampong Phluk, Kampong Khleang : toute la vérité !

Villages sur pilotis et villages flottants près de Siem Reap

Découvrir un village du lac Tonle Sap près de Siem Reap peut être une expérience très intéressante à condition de ne pas se tromper de destination.

Chong Kneas

Village lacustre de Chong Kneas

Village lacustre de Chong Kneas

Vous aimez les prix exorbitants ? L’escroquerie en Asie est le thème de votre thèse ? Vous adorez la nourriture Coréenne ? Vous appréciez les enfants exhibant des serpents d’eau, les tristes fermes de crocodiles parqués dans de petits étangs par douzaines ? Le bateau s’arrêtera parfois dans quelques boutiques où vous seront proposés à prix fort des sacs de riz pour … nourrir les enfants.  Les habitants du village ne toucheront qu’une infime partie de l’argent dépensé pour ce périple organisé par les agences peu scrupuleuses.  La plupart des visiteurs de Chong Kneas venant de Corée, le chef du village a eu la bienveillance de construire plusieurs restaurants Coréens.

Kampong Phluk

Le déplacement vers Kampong Phluk sera plus apprécié. Vous ne verrez ici ni fermes de crocodiles ni enfants parader avec les serpents. Kampong Phluk a su garder un peu d’authenticité mais c’est un village de taille réduite rendant l’expérience très brève et souvent saturée de touristes. L’accès y est contrôlé par une société privée, privant totalement ses habitants des retombées économiques liées au tourisme.

Kampong Khleang

Pilotis et village flottant de Kampong Khleang

Pilotis et village flottant de Kampong Khleang

Kampong Khleang est le choix que nous conseillons à nos visiteurs et à tous ceux qui désirent visiter un village lacustre proche de Siem Reap. Village authentique, préservé du tourisme de masse, Kampong Khleang respire la sérénité et la tranquillité. Nous sommes souvent le seul véhicule au petit port de Kampong Khleang.
Avec ses nombreuses maisons sur pilotis, c’est aussi le plus beau des trois villages, abritant 1.800 familles. On y trouve école, pagode, clinique et tout ce qui peut être indispensable au bon fonctionnement de cette communauté. Au-delà des maisons sur pilotis, nous découvrons le véritable village flottant. Ses dizaines de maisons flottent au fil de l’eau, suivant le cycle régulier des saisons sèches et humides. Le service assurant la gestion des bateaux appartient au village, assurant les retombées économiques liées à la visite de Kampong Khleang.

Préparer la visite d’Angkor (2ème partie)

Jayavarman-VIIPrécis d’Angkor et ses temples

Préparer la visite d’Angkor, comprendre le site archéologique.

Les grands temples pyramide

Ta Keo (1007), pyramide de grès clair de 22m de hauteur, sans ornementation; ses cinq tours cruciformes sont ouvertes dans les quatre directions. C’est ici qu’apparut la première des galeries.
Baphuon (1060), le plus vaste temple dédié à Shiva construit sur Angkor, en partie détruit par la poussée bouddhiste. Le temple a été récemment restauré. Les bas-reliefs sont très nombreux, le long des murs et des portes, à lire de bas en haut.

Le Palais royal, la grande place

La porte Est du Palais royal (11e siècle) mène à une enceinte rectangulaire clôturée de murs, avec bassins et terrasses.
Le Palais royal, construit en bois a totalement disparu.
Phimeanakas, la chapelle privée du roi, au sommet d’une petite pyramide.
Deux Khleang et douze Prasat Suor Prat forment le cadre d’une grande place devant le palais.
La terrasse des éléphants est située devant le Palais royal, sur l’ère du Bayon.
La terrasse du roi lépreux (13e siècle) dévoile les sept niveaux des enfers.

Les temples bouddhistes plats, du style d’Angkor Wat

Banteay Samré présente un style nouveau, reposant totalement sur piédestaux, se distinguant par sa haute tour en pointe et ses deux galeries. Très beaux frontons.
Thommannon possèdant une tour en pointe de parfaite architecture et Chau Say Tevoda, de style identique, avec Devatas et frontons superposés.
Prasat Wat Athvea, bien que dédié à Shiva, ce petit temple fut construit dans le style bouddhiste.
Beng Mealea, fantastique temple au cœur d’une cite monastique bouddhiste.

Angkor Wat

Angkor Wat (première moitié du 12e siècle) dédié à Vishnu. Bien qu’altéré par la puissance bouddhiste, Angkor Wat reste la Merveille du monde. Visiter le temple l’après-midi en entrant par la porte Ouest. La galerie cruciforme basse est une des étapes du chemin de procession vers la tour du centre. 1850 Devatas bénissent les visiteurs aux bonnes intentions. La galerie des Bas-Reliefs évoque les épopées mythiques de Shiva, Vishnu, Krishna et Rama.
Lok Neak Ta Reach, la gardienne d’Angkor Wat, esprit d’ancêtre résidant dans une statue de Vishnu.

L’ère du Bayon (fin 12e, 13e siècle, bouddhiste)

Ta Prohm (1186), le temple d’un ancêtre, au cœur du monastère bouddhiste, accueillant l’Université Royale. Les arbres aux racines rampantes envahissent murs et galeries.
Banteay Kdei, une cite monastique bien préservée, présentant quatre tours à visages de pierre.
Srah Srang est un Baray ou un bassin situé devant Banteay Kdei avec une terrasse décorée.
Ta Som, petit monastère aux deux tours à visages de pierre. On y découvre 173 Devatas et autres sculptures délicates.
Ta Nei, autre petit monastère caché dans la forêt.
Preah Khan (1191), immense cité monastique hébergeant l’Université Royale de médecine. De belles sculptures dans un labyrinthe de ruines.
Prasat Prei et le voisin Banteay Prei, restes de monastères.
Les ruines de Krol Ko offrent des sculptures au sol.
Banteay Thom, situé au nord d’Angkor, présente trois imposantes tours.
Preah Palilay (14e siècle) montre de jolies sculptures du Bouddha.

Angkor Thom et le Bayon

Le Bayon surpasse l’ensemble. Dédié à Buddha, il présente d’innombrables tours aux visages de pierre, sculptures de Davatas, Apsaras et autres scènes de vie et de mythologie.
Angkor Thom, l’enceinte du Bayon, fait 3Km2; le mur comprend cinq portes. Des Nagas gardent l’entrée de chacune. Les sourires de Bodhisattva sont omniprésents et bénissent les visiteurs.
Les Prasat Chrung sont aux quatre coins de la muraille de 12 Km, accessibles à pied en suivant les remparts.

Préparer la visite d’Angkor (1ère partie)

Précis d'Angkor

Précis d’Angkor et ses temples

Préparer la visite d’Angkor, comprendre le site archéologique.

Angkor, ancienne métropole

Angkor est la capitale de l’ancien empire khmer dominant le sud-est asiatique du 9e au 16e siècle. C’est, avec une étendue de 1.000 km2, la ville la plus importante au monde à cette époque.

Les Maîtres du monde

Les dieux sont les Maîtres du monde; les rois d’Angkor en sont les représentants et dirigent le monde en leur nom, pour la protection du royaume.

Temples d’état

Chaque roi se distingue par la construction d’un temple dédié à son dieu et à son culte. Au début de cette ère est vénéré le dieu hindou Shiva, élevé au titre de dieu national.
Le temple Angkor Wat (première moitié du 12e siècle) est dédié au dieu indou Vishnu. Plusieurs temples bouddhistes sont également érigés dans cette période.
La fin du 12e siècle est marquée par la construction de nombreux temples bouddhistes, sur Angkor et l’ensemble du royaume.

Angkor aujourd’hui

Les temples sont les vestiges les plus remarquables de la capitale. Seuls les temples sont, à l’époque, construits en pierre. Les constructions séculaires, y compris les palais, sont des structures de bois disparues depuis longtemps. Presque toute notre connaissance de l’histoire d’Angkor est révélée par ses ruines.

Les temples primitifs près de Roluos

Bakong (881), le plus vieux temple pyramide, bien préservé, marque le départ effervescent des réalisations Angkoriennes. Un circuit de visite éclairé se doit de débuter ici.
Preah Ko (879), joli temple de petite taille dédié à la mémoire et au salut des ancêtres royaux.
Lolei (893), temple construit sur une ile artificielle du Baray de Lolei aujourd’hui asséché, dédié également aux ancêtres.
Trapeang Phong (début 9e siècle) dévoile les premières Devatas.
Trapeang Totoeng Thngai (10e siècle) révèle fausses portes, bambous, bassins et enfants.

La nouvelle capitale autour de Phnom Bakheng

Phnom Bakheng (environ 900). Cette colline surplombée d’une pyramide est un temple d’état aujourd’hui très endommagé. Une visite en plein jour révèle ses ruines impressionnantes, dignes d’intérêt.
Rong Lmong, une série de charmants petits hôtels situés au pied de la colline jusqu’à Sok Ko Op.
Phnom Bok, avec l’entrée en scène des Devatas sur trois tours en ruines, au sommet d’une colline importante.
Phnom Krom et ses trois tours au sommet de la colline surplombant le lac Tonle Sap, d’où l’on peut apprécier un coucher de soleil.
Baksei Chamkrong (947), une petite pyramide abrupte, remarquable pour son harmonie et son élégance.

Les temples du 10e siècle

Pre Rup (961), un temple pyramide abrupt surmonté de cinq tours de brique. Cinq autres tours sont alignées coté est. Un bel endroit pour voir le coucher du soleil.
Mebon Est (952) dans le Baray sud et ses cinq tours, gardé par d’élégants éléphants.
Prasat Kravan (921) et ses cinq tours de brique, temple dédié à Vishnu. La face intérieure présente de superbes ornementations..
Banteay Srei (967), temple miniature brillamment exécuté et bien préservé; un trésor.
Kbal Spean (11e siècle) où l’eau coulant sur les pierres est consacrée sur ce sanctuaire-rivière.

 

Déclin et chute de la civilisation angkorienne

‘Tout composé est impermanent’. Mahâyâna

Jayavarman-VII

La civilisation angkorienne

L’empire khmer fut un royaume florissant du IXe jusqu’au XIIIe siècle contrôlant, selon les périodes, des régions appelées aujourd’hui Voir la carte Cambodge, Thaïlande, Laos, Viêtnam, Myanmar (Birmanie) jusqu’en Malaisie. Les principaux vestiges de l’empire khmer sont sa capitale Angkor, située à la pointe du lac Tonle Sap*. Aujourd’hui encore, le site d’Angkor témoigne de la richesse de l’empire Khmer, ainsi que de la diversité des croyances religieuses : l’hindouisme, le bouddhisme mahayana et le bouddhisme theravada. La civilisation khmère fut très influencée par la vie culturelle indienne. Le bouddhisme s’est progressivement imposé à côté de l’adoration de Shiva et autres divinités hindouistes tout en cohabitant avec le culte du Dieu-roi. Excepté les inscriptions taillées dans la pierre, aucun témoignage écrit n’existe. Ce que nous savons de cette période de la civilisation khmère se limite à l’épigraphie découverte lors de fouilles archéologiques, aux épitaphes visibles sur certains monuments, aux exceptionnels bas-reliefs visibles dans certains temples décrivant des exploits guerriers et la vie quotidienne, enfin quelques récits de voyageurs, missionnaires, marchands ou émissaires chinois.

*Cette implantation ne fut sans doute pas le fruit du hasard. La vie autour du lac Tonle Sap, zone humide intérieure la plus importante d’Asie du Sud-est, est directement lié au cycle annuel des inondations. Élevée au rang de ‘Réserve biosphère’ par les Nations Unies en raison de son importance environnementale, le Tonlé Sap représente l’une des réserves d’eau douce les plus productives en matière de pêche dans le monde. Par un phénomène hydrologique unique, la rivière Tonle Sap va en effet s’écouler quelque mois, faisant baisser le niveau du lac de façon considérable, avant de renverser son cours à la saison humide, refoulée par les eaux du Mékong, pour remplir le lac à nouveau sur 1 à 1.6 million hectares.

Jayavarman VII

Ce roi est connu comme le dernier grand roi d’Angkor et pour les grands travaux réalisés durant son règne, notamment la nouvelle capitale, baptisée Angkor Thom qu’il a créée. Les photographies satellite ont révélé qu’Angkor Thom – dont la population était estimée à un million d’habitants – était étendu sur plus de 1.000 kilomètres carré ce qui en fait le centre urbain connu le plus vaste du monde préindustriel. Un réseau routier fut développé pour connecter les villes de l’empire. Sur ces routes, 121 gites d’étape furent créés pour les marchands, les fonctionnaires et les voyageurs. Enfin, 102 hôpitaux furent disséminés sur l’ensemble du territoire.

Déclin et chute d’Angkor

Une thèse récente attribue la chute de la civilisation angkorienne et de l’empire angkorien à un désastre écologique et à une faillite des infrastructures. La prospérité du pays reposait sur un système hydraulique élaboré de réservoirs (Baray) et de canaux utilisés pour le commerce, les déplacements et l’irrigation. Dans le même temps, de nouvelles zones de forêt furent défrichées sur les monts Kulen au profit de rizières nécessaires pour nourrir des habitants de plus en plus nombreux. Cela favorisa l’érosion des sols et les eaux de pluie ne tardèrent pas à transporter des sédiments qui encombrèrent le réseau de canaux, qui avaient de plus en plus de difficultés à répondre aux besoins croissants de la population. Ces canaux, ne pouvant plus remplir efficacement leurs rôles, le manque d’eau se fit bientôt sentir, entrecoupé d’inondations massives que les digues en mauvais état ne pouvaient plus trop contenir.

La culture du riz au Cambodge

Le riz, élément de l’identité et de l’histoire du Cambodge.

Le riz, élément de l’identité et de l’histoire du Cambodge.

Les 5 étapes de la culture du riz

Préparer la terre

La terre doit être préparée. Le labour permet d’enfouir les mauvaises herbes, d’ameublir la terre et de l’oxygéner. Ensuite, pour avoir une lame d’eau régulière sur toute la rizière, elle doit être nivelée, opération effectuée à la main, par traction animale ou mécanique.

 

Repiquer le riz

Le riz est d’abord semé très serré dans une pépinière à part, sur une petite parcelle; 20 à 25 jours après, les plants sont repiqués en touffes de 3 à 5 brins dans la rizière. Chaque touffe doit avoir un espace suffisant pour bien se développer. Le repiquage est réalisé la plupart du temps par les femmes. Le riz aime la chaleur et apprécie une température de 30 à 35°.

Entretenir la rizière

Avec le repiquage qui donne au riz une certaine avance végétative, le maintien d’une lame d’eau limite le développement des mauvaises herbes. Le cultivateur doit cependant veiller à maintenir la rizière propre, en désherbant manuellement régulièrement. Le repiquage des plants de riz en ligne facilite ce travail.

Moissonner

La moisson a lieu 30 jours environ après la floraison, et en général 100 jours après le repiquage. L’eau a été évacuée de la rizière une à deux semaines auparavant afin de favoriser la maturation et de faciliter la récolte. Selon les régions ou les moyens du riziculteur, le riz est récolté en le fauchant avec sa paille ou en coupant seulement les panicules.

Battre le riz

Le riz est battu afin de séparer les grains de la paille. Cette opération s’effectue à la main en frappant les panicules sur des fûts ou en utilisant des petites batteuses.

Calendrier de la culture du riz

AVRIL – Semailles
MAI JUIN – Repiquage
JUIL AOUT SEPT – Maturation – Entretien des rizières
OCT NOV DEC JANV – Moisson – Battage
JANV. FEV – Mise en jachère
MARS – Labourage

 

 

Les maisons traditionnelles du Cambodge

Les différences de conception des maisons dépendent essentiellement des moyens financiers de la famille ainsi que des matériaux disponibles. Les maisons de petits fermiers ont généralement des murs de nattes de feuilles de palmier locaux :

Des planches de bois alignées horizontalement ou verticalement habillent les murs des maisons plus sophistiquées, Voici quelques beaux spécimens de maisons traditionnelles cambodgiennes.

Dormir chez l’habitant

La vie au village

La vie au village

Dormir chez l’habitant au Cambodge est une formidable expérience, pleine de spontanéité et d’authenticité, enrichissant votre voyage de rencontres simples, au contact étroit avec la population locale. Vous passez quelque temps avec les villageois, découvrez leur cuisine familiale et la cuisine traditionnelle khmère, participez aux tâches domestiques et parfois, pourquoi pas, aux petits travaux des champs. Votre famille d’accueil vous accompagne au marché local pour acheter le poulet, les fruits et légumes locaux. La chambre est simple, les toilettes souvent à l’extérieur de la maison.

Cette façon de visiter génère aussi quelques revenus à vos hôtes. Vous n’êtes pas seulement de passage, vous devenez acteur pour un tourisme responsable, un tourisme solidaire.

Moins de carbone, plus de forêt ! Réduire l’empreinte Carbone

Réduire l’empreinte Carbone : des purificateurs d’eau en céramique fabriqués au Cambodge.

Eau potable au Cambodge

L’accès à l’eau potable sans empreinte Carbone

Prix du National Energy Globe Award pour le Cambodge (2013), Prix Ashden (2012), la GIZ Business Award IMPACT (2011)
Au Cambodge, près de deux millions de ménages ruraux n’ont pas accès à une eau potable salubre. Alors que l’eau bouillante permet de réduire l’exposition aux maladies transmises par l’eau, la pollution de l’air intérieur créé par des feux de bois provoque des problèmes respiratoires et cardiaques graves, surtout pour les enfants. Ces millions de petits brûlots quotidiens alimentés au charbon de bois contribuent également de manière significative à la déforestation du Cambodge.
Hydrologic, entreprise cambodgienne, fournit aux familles rurales un accès à l’eau propre potable grâce à ses filtres à eau en céramique.

 

10 conseils pour visiter Angkor

Moines bouddhistes sur Angkor Wat

Moines bouddhistes sur Angkor Wat

  • Choisissez la bonne période : La haute saison touristique va de novembre à mars. Les temples sont moins visités en avril car il peut faire chaud et en mai car la mousson peut arriver. Peu de touristes fréquentent les temples de juin à septembre, saison des pluies. Il faut savoir que ces pluies ne sont jamais continuelles. La nature est verdoyante et la pierre des temples luisante. De la mi-octobre à novembre la pluie s’atténue, les touristes ne sont pas nombreux.
  • Équipez-vous : portez des vêtements aérés, prévoyez un petit imperméable, portez des chaussures légères et confortables, avec de bonnes semelles; le pavage des temples est irrégulier et peut être glissant quand il est humide. Prenez un parapluie contre la pluie ou le soleil. Une lampe électrique peut être utile pour visiter les pièces sombres. Une paire de jumelles permet d’apprécier les détails des structures en hauteur. Nous vous fournissons sur place le manuel d’exploration d’Angkor.
  • Informez-vous pour acquérir quelques notions sur l’hindouisme, le bouddhisme theravada. La plupart des guides papiers ont une section portant sur le sujet.
  • Choisissez un bon guide. Chaque temple a son histoire et ses secrets. Visitez les temples avec un guide d’Angkor ayant vocabulaire et connaissance.
  • Evitez la foule : la majorité des guides -et donc la plupart des touristes- suivent les mêmes itinéraires pour, le soir, se retrouver tous sur la colline Phnom Bakheng. Heureusement, il y a d’autre façons de visiter les temples d’Angkor.
  • Démarrez tôt le matin. La température est agréable, la lumière idéale pour la photographie.
  • Pour vous déplacer sur le site d’Angkor, préférez le tuk-tuk plutôt que le véhicule air conditionné. Les cris stridents des cigales et les parfums de la forêt d’Angkor font partie du plaisir.
  • Renoncez à vouloir tout voir. Il existe plusieurs centaines de temples sur la zone archéologique ! Préférez la qualité plutôt que la quantité.
  • Rencontrez les gens des temples : quelques enfants et leurs parents entretenant les allées donnent un peu de vie à la pierre des temples. Un sourire, une parole occasionnent parfois une rencontre, un souvenir impérissable.
  • Visitez les musées : le musée national à Phnom Penh, abritant de nombreuses pièces d’une valeur inestimable, sauvées du pillage des temples d’Angkor. A votre retour, visitez le musée Guimet à Paris.

 

L’élimination. Mémoire de Rithy Panh

eliminitation1“A douze ans, je perds toute ma famille en quelques semaines. Mon grand frère, parti seul à pied vers notre maison de Phnom Penh. Mon beau-frère médecin, exécuté au bord de la route. Mon père, qui décide de ne plus s’alimenter. Ma mère, qui s’allonge à l’hôpital de Mong, dans le lit où vient de mourir une de ses filles. Mes nièces et mes neveux. Tous emportés par la cruauté et la folie khmère rouge. J’étais sans famille. J’étais sans nom. J’étais sans visage. Ainsi je suis resté vivant, car je n’étais plus rien.”

Trente ans après la fin du régime de Pol Pot, qui fit 1.7 millions de morts, l’enfant est devenu un cinéaste réputé. Il décide de questionner un des grands responsables de ce génocide : Duch, qui n’est ni un homme banal ni un démon, mais un organisateur éduqué, un bourreau qui parle, oublie, ment, explique, travaille sa légende.

L’élimination est le récit de cette confrontation hors du commun. Un grand livre sur notre histoire, sur la question du mal, dans la lignée de Si c’est un homme de Primo Levi, et de La nuit d’Elie Wiesel.

Lélimination de Rithy Pan avec Christophe Bataille, éditions Grasset,

Prix essai France Télévision 2012.