Tuk-Tuk Story

 

tuktuk2Le Tuk-Tuk de Siem-Reap aux lignes raffinées possède une légèreté et une élégance que ne partage pas son homologue de Phnom-Penh.

Le Tuk-Tuk de Phnom Penh est triste.
Avec ses nombreuses fautes de goût, ses panneaux publicitaires, son avancée du toit sur la tête du conducteur (oui, c’est pratique contre le soleil et la pluie, mais quelle laideur), ses roues à barreau, le carrosse s’est transformé en citrouille, en charrette d’acier où l’on peut même, c’est un comble, s’y sentir parfois enfermé.

Le Tuk-Tuk de Siem-Reap est tout autre et cette magnifique invention de l’homme mériterait d’être listée au Patrimoine Mondial de l’Humanité. C’est le moyen de transport idéal pour se déplacer sans stress. Les passagers jouissent d’une vue panoramique à 360 degrés et sont en contact étroit avec leur environnement. Très convivial, on apprécie les rencontres spontanées aux feux rouges, lorsqu’une bicyclette s’arrête tout à côté, les senteurs parfumées des allées menant aux temples d’Angkor, la caresse de l’air frais du petit matin, le chant strident des cigales annonçant une chaude journée, les premières gouttes de pluie d’un orage, que de moments de bonheur !

Toujours extrêmement vigilant, le pilote jette régulièrement un œil dans ses rétroviseurs grand-angle et guette la moindre requête de ses passagers. Cette proximité facilite la transmission des ordres : tournez à droite, tournez à gauche, ne roulez pas trop vite, arrêtez-vous là ! Chop chop !

Venons-en maintenant à la fabrication du véritable Tuk-Tuk. On dénombre plusieurs fabricants sur Siem-Reap. Si les dimensions restent strictement les mêmes d’un atelier à l’autre (101cm ou 91 cm), la qualité et le soin apporté à la fabrication sont tout autres. Le prix varie de 700 à 900 USD, selon la largeur et la finition.